marie-antoinette

Publié le par jeanphi

Les portraits de Sofia Coppola me fascinent. Alors qu'elle n'est pas spécialement belle, elle a une indéniable photogénie que les  photographes mettent inmanquablement en valeur pour mon plus grand plaisir.

Ceci pour expliquer pourquoi je n'ai pas mis d'images tirée de MARIE-ANTOINETTE pour illustrer ce post consacré à son  film.
Mon souci, en l'occurence, n'est pas Kirsten Dunst, que j'ai toujours trouvé plutôt amène, et qui n'est pas mal en blonde rose bonbon perruquée de près ; c'est plutôt que je n'ai pas réussi à croire qu'elle n'avait que seize ans au début du film ni même qu'elle en avait plus de trente à la fin.
Vous me direz que le film n'avait pas pour vocation de donner à voir la vraie Marie-Antoinette (mais alors pourquoi avoir tourné à Versailles ?). Certes, mais je ne peux m'empêcher de, presque, regretter ce choix. Je me demande si le film n'aurait pas été tout autre avec des comédiens moins connus, moins glamours.
Parce qu'à l'arrivée, hormis les scènes bucoliques qui renvoient aux VIRGIN SUICIDES ou celles de Marie-Antoinette, seule, s'ennuyant qui évoquent LOST IN TRANSLATION, le reste m'a surtout furieusement renvoyé au MOULIN ROUGE de Baz Lhurman.
J'en veux pour preuve cette scène, fameuse à plus d'un titre et qui représente bien tout ce que l'on peut aimer comme tout ce qui peut agacer dans le film.


Le morceau qui rythme la scène est "I Want Candy" [littéralement, je veux des sucreries], de Bow Wow Wow.
Il y a dans cette scène, que dis-je, ce clip, comme une apologie guillerette, légère, de la futilité gourmande et dispendieuse de la jeune Marie-Antoinette qui, à l'aune de la France de l'époque, est quelque peu impudique. Alors on peut aussi se dire qu'elle fut la première fashion victim, cherchant dans les franfeluches un dérivatif au vide existentiel qui était le sien à la cour ; mais elle me donne au bout du compte l'impression d'une enfant gâtée, devenue femme dans un univers de faux-semblants.

Comprenez moi bien : je ne dis pas que Sofia Coppola a fait un mauvais film car je lui trouve par ailleurs beaucoup de qualités ; c'est seulement que je n'ai pas réussi à m'intéresser à son héroïne, à l'inverse de celles de ses films précédents.
C'est d'autant plus frustrant que, par exemple, j'aurais voulu en savoir plus sur cette Du Barry sauvagement incarnée par Asia Argento ou cette duuchesse de Polignac vénéneusement interprétée par Rose Byrne, vue récemment dans SUNSHINE...

nb : il y a toujours un jeu en cours...

ps : quelques sites pour mieux comprendre la trajectoire de l'Autrichienne : celui de l'histoire en ligne, d'hérodote et la page wikipédia.
pps : le lien pour découvrir la version des Simpsons de "I Want Candy" !
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Publié dans amènes pellicules...

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