good bye lenin
| j'ai enfin vu hier soir le GOOD BYE LENIN de Wolfgang Becker. Enfin, oui, car je squattais depuis, oh, disons près de six mois, le dvd d'un ami (merci encore Steph !) et que j'avai raté (fichue gastro) l'occase de le voir en salle avec mes élèves de troisième. Cela dit, quand je repense au momeent où, ensuite, j'ai abordé avec eux la guerre froide, les deux Allemagne et la chute du mur, je me souviens nettement qu'aucun n'a semble-t-il fait le lien avec le meilleur film européen de l'année 2003 ! |
| J'adore les points communs. Attention, hein, j'ai pas dit les coïncidences. Non. Les points communs, ces petits détails qui font les anecdotes et qui donnent leur sel aux textes en mal de perspective. Alors j'ai cherché. Pas les liens avec le film de Jeunet que, paresseusement, des critiques français avaient mis en exergue sous prétexte que Yann Tiersen en avait écrit la musique. Non. Je me suis amusé en regardant ce film alors que les aventures d'Amélie Poulain me les ont brisé menu. J'ai essayé de trouver à qui le jeune et brillant Daniel Brühl, Alex dans le film, me faisait penser jusqu'à ce que l'évidence se fasse : il est le clone (ou est-ce l'inverse ?) de Tobie Maguire, le Spider-Man de Raimi ! J'ai enfin trouvé, mais il a fallut pour cela que je creuse l'affaire, allant chercher le point commun sous-jacent, celui qui donne son sens au film, le transcende... Tous, je dis bien tous, les comédiens principaux (et cela vaut aussi pour la pimpante actrice russe, Chulpan Khamatova, dont le nom en tatar, par ailleurs, signifie étoile du matin) ont joué dans un ou plusieurs épisodes de la série policière Tatort ! Ce qui est regardé chez nous, au mieux avec condescendance, au pire dans les maisons de retraite, est l'une des séries les plus populaires en Allemagne, une de celles qui, à sa manière, à contribué à la réunification du pays. Sinon, le film est plutôt une bonne surprise, grâce en particulier à ses comédiens (avec une mention particulière pour Florian Lukas, le Lorent Deutsch allemand !) qui apportent à cette fable toute son humanité désabusée. nb : je repense à cette scène, dans l'hôpital, où Alex observe à la dérobée les jambes des infirmières que dévoile le contre-jour à travers leur blouse. Elle m'a rappelé L'HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES de Truffaut. |
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