l'envolée belle...

Publié le par jeanphi



Als das Kind, Kind war...

C'est à peu près tout ce dont je me souviens du monologue en voix-off qui ouvre DAS HIMMEL ÜBER BERLIN aka LES AILES DU DÉSIR, le merveilleux film de Wim Wenders qu’Arte diffuse ce soir en vo.

Ça et la réplique de Bruno Ganz à Solveig Donmartin, à la fin : “Jetz öder nie”, maintenant ou jamais....

LES AILES DU DÉSIR est un métafilm syncrétisant tant de genres, de références et de situations aux contextes si loin de nous désormais que le mur est tombé en 1989, deux ans après sa sortie en salle, comme une métaphore de la décision de son héros de franchir la frontière le séparant des humains pour connaître l’amour d’une femme.
Le film vaut pour son scénario, tendre et juste, aux dialogues ciselés et aux lieux atypiques (le tournage du film, la bibliothèque, le chapiteau du cirque) comme autant d’hommages aux médiums culturels. En ce temps-là, Peter Handke n’avait pas encore pété les plombs à propos de la Yougoslavie et écrivait une langue magique servie par un cinéaste amoureux, de sa femme (Donmartin) et du cinéma, faisant revivre l’enfant en lui avant de devenir, comme nous tous depuis, cynique.
La photographie d’Henri Alekan, la musique de Nick Cave et Jûrgen Knieper, l’interprétation des comédiens, Ganz et Falk, font de ce film un prodige visuel à la poésie toujours intacte malgré les attaques du temps et d’Hollywood (ah le sale remake tenté par les Américains avec Nic Cage dans le rôle de Ganz tombant amoureux de Meg Ryan à L.A. !).
Film sur les sentiments, sur les choix et les décisions qu’ils nous font prendre, LES AILES DU DÉSIR est une sorte de saut à l’élastique cinématographique qui nous fait chuter avec les anges et remonter en riant, comme solveig donmartin sur son trapèze ou Peter Falk parlant au vide avec une tasse de café brûlant à la main, en répondant enfin à l’antienne sur le sexe des anges.

Quand l’enfant était un enfant...

 
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Publié dans amènes pellicules...

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W
J'aime beaucoup ce film, mais j'ai toujours du mal avec la fin...
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C
Merde j'ai oublié de changer mon pseudo !!! Zorg c'est pour l'autre blog à Cohen !
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Z
Rhahahahaaaaaaa le concert de Nick Cave dans le film... trop je kiffe !
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