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Publié le par jeanphi



Six ans seulement séparent la production de Dark Skies aka L’impossible vérité de celle de Taken aka Disparition, mais il est aisé de noter l’évolution, tant sur le fond que sur la forme de la manière dont la télévision américaine filme désormais ses extra-terrestres.
Si en 1996, L'impossible vérité s’amusait à dépeindre une réalité alternative dans laquelle le crash de Roswell de 1947 avait réellement eu lieu, chaque épisode était seulement l’occasion de réécrire un événement de la société américaine vu par le prisme de cette nouvelle réalité dans laquelle des hommes en noir pourchassaient de méchants aliens. Série honorable, plutôt bien interprété (le regretté J.T. Walsh, le sémillant Eric Close...), Dark Skies / L’impossible vérité ne réussit cependant pas à tenir ses promesses. Sa diffusion foutraque sur les chaînes françaises ne l’a pas non plus aidé à se trouver un public.
En revanche, il en va tout autrement de Disparition, la mini-série produite par Spielberg, Dreamworks et, surtout, Sci-Fi Channel. Je dis bien surtout parce qu’il faut bien voir que de même que Band of Brothers n’aurait pu exister sans le secours de HBO, Taken n’aurait sûrement pas vu le jour sans celui de Sci-Fi Channel, cette chaîne spécialisée à qui on doit, je le rappelle, la survie de Stargate SG1, la création de Stargate Atlantis et le renouveau de Battlestar Galactica.
Mais derrière Disparition, dont l’achat en dvd est une nécessité pour tous les fans de SF, il y a surtout ce qui manquait à Dark Skies : un scénario. L’auteur des dix épisodes de la mini-série est un dénommé Leslie Bohem responsable de nanars tels que Le pic de Dante, Daylight ou Alamo. Ce qui prouve bien que la télévision est un format à part puisqu’elle aura permis (c’est mon point de vue) la rédemption créative de ce gonze !
Taken est une saga épique qui en presque vingt heures qu’on ne voit pas passer embrasse la période allant des premiers foo fighters, ces apparitions de lumières volantes signalées par les pilotes américains en 1944 au-dessus de l’Allemagne, à nos jours en racontant les destins croisés de trois familles toutes liées au phénomènes des abductions ou enlèvements d’humains par des extra-terrestres. Mais bien loin de X-Files ou de n’importe quelle série en mal d’idées nouvelles, Taken réinvente tous les clichés et toutes les pistes que l’on croyait épuisées en leur donnant une nouvelle vigueur et une dureté réaliste que l’on n’avait pas vu, justement, depuis Band of Brothers. Vingt-cinq après Rencontres du troisième type et trois ans avant de recréer La guerre des mondes, Spielberg réinsufflait dans le mythe de la conspiration roswellienne un souffle vivifiant qui renvoie aux oubliettes acnéiques cette pathétique excuse adolescente qu’a été Roswell.
Excellemment interprétée, filmée par dix réalisateurs différents, avec une partition de Laura Karpman qui continue ensuite à trotter dans la tête, des effets spéciaux bluffants, un montage efficace, et j’en passe, Taken est un must dont on n’a pas fini de parler car je pense qu’il va se passer un certain temps avant que l’on ne voit quelque chose de mieux dans le genre.

ps : un très grand merci à Fred pour m'avoir permis de découvrir ce bijou !

 
 
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F
Yapad'koi !
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