victor garber est jack bristow...

Publié le par jeanphi

J’ai passé hier soir un excellente soirée avec des amis chez qui ça sentait la châtaigne (en liqueur) et le feu de bois (en insert).

Le plat principal mitonné par notre hôtesse était une blanquette de veau, et j’ai encore en bouche la tendresse parfumée des pommes de terre et des carottes accompagnant cette viande moelleuse dont les publicités parasitent les antennes d’Inter plusieurs fois l’an. Merci encore Cathy !

En dessert, une chimère pâtissière mi-bûche de Noël (c’est de saison) et mi-forêt noire (y a une raison géographico-généalogique à ça) et un café juste assez fort pour être agréable (mais suffisamment pour que je ne m’endorme pas avant deux heures maintenant que j’y repense).

Nous étions venus avec force confiseries et chocolateries, oublieux, pour ma part, de présent empaquetés et enrubannés. Las ! je suis un piètre ami dans de pareilles circonstances où même une boîte de boules de chocolat pralinée recouvertes de papier doré qui ont fait jadis la réussite des soirées du corps diplomatique pèsent peu en regard de cadeaux.
Il faut vous dire que j’ai reçu hier soir un sabre laser électronique et que ma vie au sens large, ma manière d’enseigner (dès la rentrée je le poserai bien en évidence sur mon bureau) ou de conduire (je n’hésiterai pas à le brandir pour appuyer mon opinion au lieu de klaxonner) vont en être dorénavant bouleversés. Merci Moise !

J’ai aussi eu deux alboums spécial voyage-à-Toulouse-en-chantant-à-tue-tête : les Christmas Album (avec pochette en carton pop-up !) de Bing Crosby et Frank Sinatra : merci Carole ! !

Sinon, durant nos agapes, nous avons regardés les trois ultimes épisodes de la saison 4 d’Alias que M6 avait décidé de boucler avant Noël.

Il y a quelque chose d’authentiquement désarmant dans cette série que j’ai mis longtemps à cerner. Certes, l’actrice est plaisante à regarder et elle a une manière inimitable de courir en agitant ses deux bras, ou de se mettre à imiter l’inspecteur Lily Rush pour un oui ou pour un non, qui la rendent, elle, unique. Sa tragédie personnelle qui a fait d’elle une espionne travaillant pour les “méchants” avant de devenir un agent-double après la mort de son fiancée la rendait touchant dans la première saison qui, jusqu’à preuve du contraire, demeure la meilleure.
En ce temps-là, celui où l’on découvrait que JJ Abrams pouvait écrire autre chose que des mièvreries telles que Felicity, chaque épisode se finissait par un cliffhanger, chaque rebondissement était une vraie et bonne surprise, les méchants étaient crédibles et sympathiques, les gentils ternes et fades, la musique jamesbondesque à souhait ( de Michael Giacchino, mais aussi celle du générique écrite par JJ Abrams himself) et l’intrigue centrée sur le SD6 et le mythe de Rambaldi donnaient à la série une fraîcheur et un attrait addictifs.
Chaque guest-star était un cadeau de Noël : Ric Young, Gina Torres, Miguel Sandoval, John Hannah, Quentin Tarantino, Roger Moore, Amy Irving, Peter Berg, Terry O’Quinn....
Mais bien sûr, déjà, celui qu’on ne pouvait manquer, à côté de l’impeccable Ron Rifkin, c’était l’interprète de Jack Bristow : Victor Garber. Deux mots sur la suite avant d’y revenir.
Donc, une saison et, en fait, la série aurait pu s’arrêter là : le SD6 neutralisé et Sidney dans le pieu de l’agent Vaughn et Abrams serait passé à autre chose comme Lost.
Mais non, la série ayant fait une audience du tonnerre, une deuxième saison a suivi. Et c’est là que les choses ont commencé à se gâter car à l’enseigne des Etats-Unis se cherchant un nouvel ennemi après la disparition de l’URSS, Abrams a bien dû imaginer une autre cible pour les talents de Sidney et de la CIA. D’où le Covenant et le retour de la ère qu’on croyait morte, Irina Derevko interprétée par la troublante Lena Olin.
Devenue une série familiale qui ne se cachait plus, Alias contait désormais les valses-hésitations d’une mère et sa fille sous le regard courroucé du père jadis trahi. Quant à l’intrigue, elle n’avait plus d’importance et l’on commençait à bailler et à ricaner. La saison 2 s’acheva pourtant par un cliffhanger diabolique à souhait et l’on se reprit à espérer une saison 3 remettant les pendules à l’heure.
Mais non, raté, car la suivante fut la pire du lot, en particulier à cause de l’intrusion de la plus grosse erreur de casting que Abrams ait jamais faite, à savoir l’insupportable Melissa Georges dans le rôle de la femme de Vaughn. Entâchée par un pareil boulet, la saison 3 fut un festival burlesque de situations les plus improbables et les moins excitantes les unes que les autres, jouant sur la patience et la bonne volonté des téléspectateurs. A ce niveau-là de désinvolture scénaristique, même la saison 2 de 24 était réussie, c’est dire...
Voilà pourquoi, l’on se prit, malgré tout, à espérer en la saison 4, sachant qu’ensuite la cinquième serait la dernière. Et l’on avait raison car en regard de la précédente, la saison 4 est plutôt réussie, renouant avec ce qui avait fait de la première une réussite même si la présence de la sœur de Sidney et d’une troisième Derevko trouble le jeu. Rambaldi est enfin mis concrètement à contribution, l’ambiguïté d’Arvin Sloane mise enfin en lumière et, même s’il ne sait toujours pas se raser et n’a que deux expressions, le personnage de Vaughn commence enfin à prendre un peu d’épaisseur. Quant à Sidney, elle se déguise toujours autant mais elle doit moins s’entraîner parce qu’elle ne court quasiment plus et qu’elle se fait latter à chaque fois qu’elle doit combattre.
Tout ça pour en arriver aux épisodes de hier soir et, en particulier, l’ultime, “Il diluvio” [Before The Flood] qui se conclut sur un cliffhanger tout aussi diaboliquement frustrant que celui de la saison 2. Donc ne cliquez pas sur le titre de l’épisode si vous ne voulez pas le connaître...
Était-ce parce que j’étais en bonne compagnie, à cause de la liqueur de châtaigne, mais je me suis excessivement marré en regardant ces épisodes, quand bien même étaient-ils réussis et convaincants. Bon, il faut aussi dire à la décharge d’Abrams qu’il suffit de ne pas vouloir y croire un minimum pour trouver chacune de ces histoires totalement ridicule et risible. Hier soir je voulais rire et me divertir et ce fut réussi. surtout que, volonté d’humaniser un personnage jusque-là marmoréen, mais Jack Bristow a montré une facette sensible qu’on ne lui connaissait pas, se laissant mener par le bout du nez, acquiesçant à des requêtes incongrues et n’étant pas celui qui, pour une fois, sauve Sidney.
Victor Garber reste l’acteur le plus convaincant de la série, celui qui jamais ne fait rire, celui qu’on ne peut imaginer dans un autre rôle tant il est Jack Bristow. Jamais l’on n’avait avant lui personnage plus déterminé et plus imaginatif pour parvenir à ses fins au point que même l’autre Jack de la téloche, le Bauer, fait figure de boy-scout avec ses tendances sadistiques à deux balles. Pensez que, pour mémoire, il n’a pas hésité à tuer un homme avant de le ranimer avec un défibrillateur avant de le menacer de recommencer s’il ne lui donnait pas la réponse attendue ! J’espère donc que la saison 5, celle qu’avec du bol on verra en octobre 2006, sera celle de Jack Bristow parce que, il faut bien le dire, j’estime qu’il a droit à des vacances et à vivre en paix une romance. Parce que sans Victor Garber, Alias ne serait qu'une série pour ados en proie aux affres de leurs hormones de plus...
Prochain texte dans une dizaine de jours, passez de bonnes fêtes !

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Publié dans téléséries

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J
pimpeleu > avec plaisir, et merci, et pareil...
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P
Hello Jifi! bon t'es pas encore rentré (feignants de p...) mais quand même merci merci merci, trois fois merci pour la radio jifi, qui me soutient bien le moral alors que je erre comme une âme en peine au boulot et qu'il neige dehors et tout! (je suis pas une grosse fan de Legrand mais là j'avoue que je le redécouvre avec grand plaisir!) <br /> sur ce: bananié! (ouais, je serai la première et toc!) <br />  
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W
Joyeux Noël !
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M
Xueyoj Lëon, ihpnaej !
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C
Noyeux Joel
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