atrabilairement vôtre...

Publié le par jeanphi

Je suis un râleur atrabilaire doublé d’un pessimiste qui pense toujours que,non seulement le pire est encore à venir, mais qu’il nous réserve encore de mauvaises surprises. Je m’étonne à chaque fois de ne pas retrouver l’un des pneus de ma voiture crevé ou que celle-ci me conduise à bon port sans tomber en panne. Je vais la prendre lundi pour un de ses trois ou quatre longs voyages de l’année et, déjà, je serre les doigts à m’en blanchir les jointures pour qu’il ne lui arrive rien. Et encore, je ne vous parle même pas d’un accident en bonne et due forme, un de ceux dont se régalent la presse et les campagnes de la sécurité routière. Non, ça je l’ai relégué au fond de mon esprit, à l’abri, avec toutes les causes de décès possibles et envisageables. Non je parle de la panne qui fait marcher jusqu’à une de ces bornes oranges sur l’autoroute pour appeler un gars qui va vous faire regretter de ne pas avoir amené votre véhicule se faire inspecter dans un garage normal. Mieux encore, la nationale, déserte, à des kilomètres de la première commune. Ah oui ! j’ai oublié de vous préciser que j’ai perdu mon téléphone portable il y a plusieurs semaines de ça. Impossible de me souvenir ce que j’ai pu en faire ni comment ça a pu avoir lieu. Mais bon, c’est comme les clefs de ma voiture que, l’an passé, au retour de Toulouse, je ne retrouvais plus parce que je les avais laissé dans la poche de mon jean en le mettant à la machine. Mais pourquoi il n’y a pas de double pour les portables ?
Donc, j’espère qu’il n’y aura pas de problème lundi et que j’arriverai tranquillement, bon en mal an, en fin d’après-midi, sans souci mécanique. Déjà que la perspective de me taper les sept cents bornes qui séparent Joigny de la ville où résident ma famille et mes amis me fatigue à l’avance.... Heureusement que je sais que je vais être attendu, accueilli à bras ouverts, ave force sourires et éclats démonstratifs d’affection et de plaisir sincère de me revoir. Il faut dire que je travaille activement à réussir ce moment en laissant s’écouler quatre bons mois entre la fin de l’été et la fin décembre afin de créer un vide, une absence, un besoin de moi qui, si je descendais plus fréquemment, n’aurait aucune raison d’être. Oui, je sais, j’en fais des caisses, mais ça c’est le pessimiste en moi qui s’exprime et comme il prend beaucoup de place... Sur place, à la différence de Cohen qui doit se fader une encombrante famille, je ne vois que ceux qui me plaisent, ceux qui se font une joie de me voir et j’oublie les autres. Ça c’est mon côté odieux, de faux bon gars, celui qui fait mine qu’une partie du monde n’existe pas pour ne pas avoir à se la colleter ; c’est de la lâcheté et, sans aller à dire que je l’assume totalement, c’est un aspect que je reconnais et avec lequel je me démerde au quotidien. Je ne ferai pas ici (ça vous intéresse en plus ? non, hein ?) la liste des gens que je ne verrai pas à Toulouse, pas plus que celle de ceux que je vais voir. Je suis néanmoins ravi, heureux, et content par avance de m’amuser avec ma nièce Lea Marie et son frère Martin car ils sont chers à mon coeur (et pas uniquement parce qu’ils me rackettent avec ingénuité), ma sœur Mariechat (même si elle va encore, à raison, me tancer sur ma silhouette), son mari-qui-est-aussi-mon-ami Antonio (parce que le chat ça va bien mais ça ne remplace pas le contact humain), mes cousins, Benjamin et Thomas que je verrai à Noël chez leurs parents (tonton et tantine) en pleine cambrousse tarnaise), mes amis, entre autres Fred (s’il est là) et François (sera-t-il là ?). C’est en pensant à ces derniers que j’ai choisi cette image d’illustration tant nos souvenirs relatifs aux deux roues motorisés par des moteurs à explosion deux-temps mériteraient un texte que j’écrirai (ou non) un jour ou l’autre. Cela va faire bientôt trente ans que je les connais ces deux lascars et c’est toujours une joie enfantine que de les revoir et de parler de tout et de rien comme si je les avais vus la semaine précédente.
Mais bon, il faut encore que je fasse mon sac, que je me prenne la tête sur quels cd embarquer, que je... désolé, ça m’a repris !

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Publié dans ma vie - mon oeuvre...

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M
le pessimiste, c'est le réaliste qu'a pas encore vécu le pire ..... oups !!! pardon !!! c'est vrai c'est Noël!!! joyeuses fêtes à tous ;)
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J
pimpeleu > le train, chargé de cadeaux, avec armes et bagages, j'ai essayé une fois : ça a été tellement galère que j'ai décidé que si je devais ne pas y aller en twingo ce serait en avion ! Bonnes fêtes à toi aussi ! !
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P
M"enfin! Et le train alors!Je sais que le TGV ne va pas à Toulouse mais tout de même. <br /> <br /> Bon bé bonnes fêtes! (moi aussi je file du 20 au 26 vers le même point de chute que toi, mais je dis rien, parce que j'aime trop les invectives, les menaces etc.. :)<br /> <br /> NB: y'a une citation pour ces vieux bouguons de pessimistes, chez P-H
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