garden state
| C’est les vacances, il pleut alors, n’ayant pas de copies à corriger, j’ai mis un dvd et me suis affalé devant. GARDEN STATE vient de s’achever et je chantonne la dernière chanson, celle du générique, que j’ai regardé défiler en sentant, lentement, couler des larmes. La dernière fois, à ce niveau-là d’expérience émotionnelle inattendue, c’était pour DONNIE DARKO. GARDEN STATE est le premier film écrit et réalisé par un jeune comédien de sitcom appelé Zach Braff qui est devenu célèbre pour son rôle dans Scrubs. Le point de départ du scénario, simple en apparence, est celui d’un jeune acteur revenant dans sa ville natale après neuf ans pour l’enterrement de sa mère. Là, durant quatre jours, il va renouer avec son passé, s’inventer un présent et rêver un après, futur. |
| Film sur l’amitié, la famille, les choix que l’on fait, les sauts que l’on ose et ceux que l’on repousse, GARDEN STATE est un film mélancolique empreint d’une profonde humanité, sincère, aimante sans être mièvre ni naïve. Les personnages de Braff ont une existence réelle, une épaisseur qui leur donne une densité telle que l’on a envie de leur imaginer une vie après que le film se soit terminé. S’il s’est donné le rôle titre, Zach Braff a confié les deux rôles importants, celui de Sam(antha) et de Mark, respectivement à la talentueuse Natalie Portman et au non moins impeccable Peter Sarsgaard. J’avais repéré ce dernier dans THE SALTON SEA, et il confirme ici tout le talent en devenir d’un comédien hyper-doué. Quant à Natalie Portman, en attendant V FOR VENDETTA, et après le maniéré CLOSER, elle prouve ce que l’on espérait depuis longtemps. ps : pour les anglicistes, un lien vers le blog de Zach Braff ! |
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