céu...
| Je connaissais l’expression ne pas avoir froid aux yeux mais, depuis que j’ai lu que, en dépit de la météo hivernalement neigeuse, un Auxerrois de 52 balais avait été interpellé hier et placé en garde à vue pour “exhibition sexuelle en état de récidive légale” après que des gens se soient émus de le voir se montrer à poil à sa fenêtre, je me dois de la reconsidérer... Ah ! l’Yonne, comme elle m’a manqué... Il faut dire que la neige, si j’en avais vu quelques flocons en partant, pas la queue d’une pelle durant mes dix jours de dépaysement de fin d’année. Alors, forcément, quand mercredi matin j’ai entendu dire que la Bourgogne en entier était en “alerte orange” je me suis pourléché les babines (1). Mais point de neige durant les 485 kilomètres d’autoroute entre Toulouse et Vierzon, et bravo aux personnels qui les avaient rendues praticables. En revanche, arrivé à Vierzon, la blancheur du paysage s’est conjugué avec le déploiement, timide mais réel, d’averses de neige qui m’ont contraint à ralentir. Je crois bien que c’est la première fois que je remontais de Toulouse pour trouver de la neige dans l’Yonne. Du coup, j’ai abandonné la douceur des mélopées de CéU et de Yuri Buenaventura pour enquiller mes compils de chansons de Noël par Sinatra et Crosby afin d’être raccord avec les conditions extérieures. Je suis arrivé sans encombres aux alentours d’Aillant-sur-Tholon en me demandant si la petite route menant chez mes amis allait être dégagée. Oui et non, en fait. |
| J’ai bien atteint l’entrée de leur village où, après un pas de deux entre les pneumatiques de ma twingo et une neige fraîche qui s’est conclu par quelques coups de volants et un calage, j’ai pu rallier leur logis non sans m’être, à nouveau, donné quelques émotions dans un virage. C’est l’avantage de rouler en twingo : petites roues, bonne tenue de route, et une propension à faire ce qu’on lui demande – quitte à caler pour couper court à la discussion ! Un café et une distribution de présents plus tard, j’ai repris ma voiture pour m’attaquer au retour véritable. La montée de la côte a été approximative mais c’est pour cela qu’on a inventé la seconde vitesse. J’ai cependant fait la dernière partie, d’Aillant à Joigny, en suivant de près un chasse-neige qui avait un très chouette gyrophare orange au cul. Sinon, ces dix jours sont passés comme dans un rêve entre les jeux avec ma nièce et mon neveu, quelques ripailles raisonnables sur fond d’Anthony and the Johnsons, de CéU et de James Blunt (2), de mauvais films (MEMORIES de Roland Suso Richter et BRICE DE NICE) (3) comme des meilleurs (FAMILLE À LOUER de Mike Mitchell et, surtout, KING KONG de Peter Jackson !), des cadeaux offerts et reçus, des amis retrouvés et toutes ces petites choses qui donnent tout leur charme et leur intérêt à cette échappée belle que je m’octroie tous les ans depuis que je me suis expatrié dans l’Yonne. A demain... (1) Entendons nous bien cela dit : je ne suis pas fan de la conduite sur neige en twingo non équipée mais un Noël sans neige, c’est d’une tristesse, non ? (2) ça c’est ma sœur qui l’écoute, mais bon, hein, ça la regarde... (3) qui ne vaut en fait que pour l'interprétation de Clovis Cornillac... ps : bientôt, quelques morceaux de CéU sur ma radio, patience... |
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