men of war...
![]() | Révélé au grand public par ROCKY IV (1985), Dolph Lundgren restera toujours pour moi le premier PUNISHER (1989, bien avant Thomas Jane) et le Précheur fou de JOHNNY MNEMONIC (1995, dans lequel on trouve aussi Takeshi Kitano, Henry Rollins). Un a plus tôt, Lundgren jouait dans une série B martiale intitulée MEN OF WAR (1994, en français L'HOMME DE GUERRE) réalisé par Perry Lang. Ce film, un de ceux que je ne suis pas sûr d'avoir ou non vu au cinéma mais dont je traîne une version en vhs depuis sa diffusion par canal plus est curieux à plus d'un titre. L'un des trois (!) scénaristes du film n'était autre que John Sayles qui s'il avait déjà réalisé son THE BROTHER FROM ANOTHER PLANET n'avait pas encore tourné son meilleur film, LONE STAR (1996). Trois ans avant de devenir une icône télévisée dans Oz, BD Wong interprétait déjà un rôle de premier plan en indigêne faussement débonnaire ; Catherine Bell, l'avocate du JAG y jouait une mercenaire sévèrement burnée ; Trevor Goddard, futur partenaire de la précédente dans JAG y jouait un mercenaire pas moins doté mais plus fêlé. |
| Perry Lang, le réalisateur du film, y jouait le rôle d'un des commanditaires de ces mercenaires (belle métaphore non ?) et.... Non, revenons-en à Perry Lang un instant car cet acteur puis réalisateur de séries tv est en fait surtout connu (d'accord, des cinéphiles) pour avoir joué dans THE BIG RED ONE. De fait, c'est en revoyant le film de Fuller et ses bonus que j'ai découvert que le Perry Lang responsable de MEN OF WAR était le même que le type en chemise hawaïenne racontant le tournage du film... Film curieux, disais-je parce qu'ayant tous les défauts d'un nanar mêlés à tous les ingrédients d'un film honnête et susceptible d'être revisité des années après. En effet, quatre ans seulement avant que Terence Malick ne filme son THE THIN RED LINE, Perry Lang montre des soldats découvrant une certaine idée de la vie au contact des habitants de cette île vouée à être ravagée par une guerre commerciale. Le slogan du Malick, "Chaque homme combat dans sa propre guerre", pourrait avoir été écrit pour le film de Lang, même si ce dernier n'a pas voulu, je pense, en faire un film d'auteur. Il y a néanmoins des scènes qui détonnent (et certaines pas qu'au sens figuré) dans MEN OF WAR, rappelant un autre film méconnu quoique estimable, FAREWELL TO THE KING, adapation par John Milius en 1989 d'un roman de Pierre Schoendoerffer. |
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