bones...
| Bones, c'est officiel, est l'épatante nouvelle série de m6. Croisement improbable entre Les Experts (résoudre scientifiquement un meurtre avec des preuves physiques), The X-Files (cf. la réplique de Booth dans le premier épisode au sujet de Mulder et Scully), mais aussi N.C.I.S (Booth est un ancien Rangers, l'humour de la série), Bones est tout cela à la fois et quelque chose d'autre. Enfin, c'est l'occasion, non de découvrir l'étrange soeur de Zoey Deschanel, Emily, ni de s'amuser à chercher dans quelle séries on a déjà vu tous les membres de son équipe, mais de retrouver David Boreanaz. |
| Et oui, souvenez-vous, il y a quelques années de cela, tf1 avait interrompu la diffusion de Angel pour cause de Star Academy, laissant le vampire avec une âme enfermé dans un cerceuil plombé au fond de l'océan et à la fin de la saison 3. Les fans, dont je suis, avaient dû se rabattre sur les dvds pour voir les saisons 4 et 5. Depuis je me demandais bien ce que le bellâtre devenait, craignant un peu qu'après un rôle aussi écrasant, il ne soit condamnée à ne plus être que l'ombre de son ombre. Et j'avais tort, et je dis tant mieux ! Car ce que Hart Hanson et l'équipe de Bones ont réussi en le choisissant et en écrivant son rôle et ses répliques, c'est redonner à Boreanaz l'occasion de prouver ce qui faisait le succès d'Angel : il sait être délicieusement drôle, tout en restant séduisant et crédible. |
| | De fait Bones, si j'en juge par les trois épisodes que j'ai vus hier soir, fonctionne essentiellement sur deux dynamiques qui s'entrecroisent : celle du duo que forment Temperance Brennan, l'anthropologue surdouée mais manquant d'empathie naturelle, et Seeley Booth, l'agent spécial du FBI fonctionnant à l'instinct et à l'intuition ; mais aussi l'équipe de Brennan, ses assistants qui font plus que l'aider dans ses recherches. C'est peu de dire que non seulement on suit les histoires avec intérêt, curiosité et attention, étant donné que, ça ne gâte rien, on n'a pas affaire aux mêmes modes opératoires que dans les séries susnommées, mais qu'en outre on se prend très vite d'affection pour tous ces personnages. C'est un peu comme si en à peine trois épisodes les producteurs avaient fait l'économie d'une première saison passée à corriger le tir. Et cela, ce n'est pas banal. |
| Mais peut-être que le mérite en revient à Kathy Reichs, l'anthroplogue judiciaire québecquoise et auteure de romans policiers (six parus chez Pocket, dont Voyage fatal) dont elle a supervisé l'adaptation pour le petit écran étasunien. Là où son héroïne romanesque, Temperance Brennan, était une anthropologue judiciaire à Montréal enseignant aussi en Caroline du Nord, celle de Bones travaille à Washington, au Jeffersonian Institute (cf. le Smithsonian...) et avec le FBI. |
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