vus en décembre
| Comme j'ai déjà eu l'occasion de vous l'expliquer, mes séjours à Toulouse sont toujours une occasion pour voir des films, que ce soit en salles ou en salon. Les raisons en sont nombreuses : offre large (tant en ville que près du téléviseur de mon beau-frère) et convivialité (je ne vais plus que rarement seul voir des films). C'est ainsi que, quoiqu'ayant écourté mon séjour, j'ai tout de même eu le temps d'aller voir deux films en salles, et d'en voir quatre en dvd. Je ne vous cache pas que mon préféré est curieusement celui que je suis allé voir seul, presqu'en catimini, la veille de mon départ : LITTLE MISS SUNSHINE. Mais parlons d'abord des autres. |
![]() | Pour la première fois j'ai accompagné on neveu Martin (4 ans et demi) au cinéma. Nous sommes allés voir HAPPY FEET, sympathique (mais pas seulement) film d'animation montrant des manchots (et non des pingouins !) chanter et faire des claquettes pour promouvoir le droit à la différence et la protection d'une espèce menacée par la pêche halieutique industrielle. Si l'on m'avait dit, en 1985, alors que je n'avais que dix-huit ans, au sortir de la vision de MAD MAX III qu'un jour j'amènerai mon neveu de quatre ans et demi voir un film de George Miller ! Mais bon, il faut dire que le père Miller, depuis ses SORCIÈRES D'EASTWICH et, surtout, son cochon BABE, ne fait plus que dans le spectacle pour enfants qui n'insupporte pas leurs parents. Alors je ne dis pas que mon Martin a saisi tous les tenants et les aboutissants, que la longueur du film et les gargouillements de son estomac, l'ont un peu éloigné par moments de l'histoire, mais je pense qu'il a apprécié. En tout cas moi oui. |
![]() | ALL THE KING'S MEN [Les Fous du roi] de Steven Zaillian, est le remake du film de Rossen de 1946. Sur le moment je n'ai pas reconnu le nom de Zaillian ; une faute de ma part dans la mesure où c'est, non seulement un scénariste doué et très demandé, mais aussi l'auteur d'un film méconnu mais que j'adore : SEARCHING FOR BOBBY FISHER grâce auquel j'ai découvert Joan Allen. Le film montre, en un long flash-back, l'ascension d'un politicien (Sean Penn) de Louisiane au début des années 50 qui passe de l'intégrité au populisme, se défendant de corrompre car préférant écraser ses adversaires. Son parcours est suivi par un journaliste (Jude Law) qui sert de narrateur. Très écrit, très appliqué dans sa mise en scène (quoiqu'en couleurs, le film donne l'impression d'être en noir et blanc) et très bien interprété, le film tourne cependant à vide, et à l'exercice de style. L'on hésite alors entre apprécier le cabotinage de Penn et la critique d'un système politique clientéliste. Le film s'achève sans surprise. |
![]() ![]() | THE LAST KISS de Tony Goldwyn est le remake, lui ausi, de L'ULTIMO BACIO de Gabriele Muccino, un film italien qui remporta un grand succès populaire en Italie. Toutes proportions gardées (l'ampleur et le sujet pour commencer, la qualité des cinéastes ensuite) on pourrait rapporcher cela du travail fait par Cameron Crowe sur VANILLA SKY qui était un remake américain de ABRE LOS OJOS de Alejandro Amenabar. On pourrait même pousser plus loin puisqu'à l'instar d'Amenabar qui réalisa ensuite un film aux Etats-Unis (THE OTHERS) sur la vague du succès de Crowe, Gabrielle Muccino vient de réaliser à son tour un film américain : THE PURSUIT OF HAPPYNESS. Mais arrêtons-là ces comparaisons pour en revenir au film, ce qui ne posera pas de problème majeur vu la fatuité de l'objet en question. C'est qu'à la différence d'un Cameron Crowe qui avait déjà quatre film à son actif avant VANILLA SKY, Tony Goldwyn lui vient directement du monde du vidéo-clip. Je ne dis pas cela pour l'ostraciser, bien au contraire, mais pour souligner que cette inexpérience se retrouve, hélas, dans son film. C'est d'autant plus dommage que celui-ci n'est pas mal filmé, plutôt bien joué (Zach Braff y est toujours aussi impeccable), mais qu'il lui manque ce petit quelque chose qui fait que l'on s'intéresserait à ses personnages et à leur histoire. De fait, les errements existentiels (un bien grand mot en l'occurence) de ce trentenaire qui, à la veille de se marier, s'envoie en l'air avec une étudiante, pour ensuite regretter et qui va galérer pour récupérer la confiance de sa fiancée, comment le dire autrement : ça m'en a touché une sans remuer l'autre. |
![]() | SEE NO EVIL de Gregory Dark, un slasher pour ados en manque de promiscuité mettant en scène de jeunes comédiens inconnus (ou peu s'en faut) qui se font quasimment tous assassiner par un serial killer interpété par Kane, un catcheur à la recherche d'une reconversion (c'est pas gagné) et le tout dans un ancien hôtel supposé hanté. Ça n'a ni queue ni tête, ni épine dorsale pour soutenir l'ensemble ; on les regarde mourir l'un après l'autre en baillant. Il me faut bien l'admettre : je dois être trop vieux pour ce genre de film. |
![]() | Enfin, MY SUPER EX-GIRLFRIEND de Ivan Reitman (oui, celui de GHOSTBUSTERS !) est la plutôt bonne surprise dans la catégorie comédie légère inattendue. L'histoire en est basique : un jeune architecte (Luke Wilson) parce que les trentenaires sont tous architectes désormais, rencontre une jeune galeriste timide (Uma Thurman) qui va vite se révéler être en fait une super-héroïne totalement névrosée. Assez vite, notre héros décide, sur les conseils de son ami (Rainn Wilson, le luneteux de Six Feet Under) de la plaquer. Et c'est là, alors qu'il réalise qu'il est en fait amoureux de sa collègue (Anna Faris, la blonde écervelée de LOST IN TRANSLATION) et que c'est réciproque, que les ennuis commencent pour lui car sa super ex est jalouse, imaginative et, l'ai-je dit, absolument barrée ! Rajoutez à ça un super méchant décidé à avoir la peau de la super héroïne, et vous aurez une très chouette petite comédie. |
| Et voilà, emporté par mes digressions, j'en ai oublié de vous parler de LITTLE MISS SUNSHINE mais ce n'est que partie remise ! |
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