septembre en juin...
Cet après-midi, tandis que le débat initié par ludo battait son plein sur son blog et que domrod se faisait enlever par un machin venu don ne sait où, jétais au lycée en train de faire, avec mes collègues de lettres-histoire, la répartition des enseignements pour la rentrée de septembre 2005. Je ne sais pas pour vous mais la vie dun prof change dune année scolaire sur lautre en fonction des classes quil a choisi en juin et des emplois du temps des dites classes quil découvre en septembre. Ainsi, alors quà létage, des élèves de BEP et de CAP planchaient, et des collègues les surveillaient (nest-ce pas carole...) nous sommes-nous virtuellement arrachés des cheveux. Dannée en année, cette répartition devient de plus en plus complexe à mettre en place, à mesure que les dotations horaires diminuent, que les classes ferment/ouvrent, que les enseignements se voient amputés davantage... Cest lhistoire de la peau de chagrin qui rencontre la quadrature du cercle et qui lui demande : Comment tu ten sors ? et lautre de lui répondre : Couci-couça... Et toi ? Chaque année, après moult échanges cacophoniques, tractations, échanges, compromis, concessions, prises de tête, on se retrouve avec une grille remplie, équilibrée, chacun se demandant comment on y est encore arrivés. On se congratule du regard en nosant pas dire combien ça sera galère la prochaine fois. Ensuite, seulement, je regarde ma grille et pense à ma rentrée : des élèves de troisième en histoire, ma classe de CAP que je suis, une heure dhistoire avec des 2e BEP automobiles qui débarqueront en septembre, une autre avec mes Terminale BEP logistique, et enfin mes Terminale BEP bioservices que je vais amener à lexamen. Comme chantaient Silmarils, il va y avoir du sport... Avant de fermer boutique pour ce soir, mes conseils pour une nuit plus douce : allez écouter la voix de Kriss sur ArteRadio et lire l'article sur la double vie de Christian ! |
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