james woods bouge encore...

Publié le par jeanphi

J'ai eu dimanche soir la surprise, alors que je corrigeais des copies avec Urgences en fond sonore, de découvrir James Woods au générique de l'épisode intitulé "Body and Soul". Du coup, j'ai lâché mes travaux pour profiter de la réelle bonne surprise de cette série en état de coma avancé.

James Woods... oh putain, James Woods quoi ! Celui de VIDEODROME, de SALVADOR, de IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE, de COP, de... je veux dire, le meilleur acteur des années 80, celui qui pouvait incarner le charme, le mystère, mais aussi coller la frousse, avec cette décontraction vénéneuse à nulle autre pareille.

Dans l'épisode d'Urgences, il jouait un professeur de biochimie perdant, de flashbacks en flashbacks, la maîtrise de son corps, piégé par une de ces maladies dégénérescentes qui a transformé Stephen Hawking en version freak
de R2D2. L'alternance des scènes où l'on le découvre vivant, sautillant, plein de vie, et celles où il n'est que l'ombre de lui-même, avait comme un arrière-goût de nécrologie anticipée, d'obituaire implicite, comme si Woods avait accepté ce rôle pour faire économiser un sujet à l'académie des oscars pour le jour de sa mort. Blague (morbide) à part, James Woods prouve là, en un épisode, comme d'autres avant lui, que quand un comédien est doué, une bonne télésérie peut se révéler un miroir amplificateur, une chambre de résonance aux échos infinis. L'on avait trop tôt enterré le bonhomme qui, depuis son rôle de père des VIRGIN SUICIDES de Coppola ou de chasseur de VAMPIRES pour Carpenter n'avait plus fait grand' chose. Hasards et viscissitudes, aléas karmiques, allez savoir, mais la carrière de ce monstre ordinaire avait quelque peu filé en eau de boudin sans qu'on y comprenne quoi que ce soit.
Voilà pourquoi, cherchant des miettes pour illustrer cet article, je vous ai intégré cette vidéo montrant les sept premières minutes de COP de James B. Harris (en vo, et d'une qualité discutable mais..).
Il s'agit en effet, à ma connaissance, de la première adaptation d'une oeuvre de James Ellroy lequel,  curieusement à mon sens, l'a toujours reniée. Woods y incarnait Lloyd Hopkins, le héros de la trilogie entamée avec Lune Sanglante [Blood Moon] que le film revisitait. Je dis bien curieusement car, bien plus que le tapage médiatique qui accoucha du phénomène Ellroy, c'est bien la vision de COP qui me donna envie de lire les romans.
Et dire que, l'année précédente, le même Woods jouait un tueur à gages psychopathe dans PACTE AVEC UN TUEUR !

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Publié dans figures...

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N
Bon ben grâce à toi j'ai vu un bon film ce soir en V.O. sur Arte. Lorsque j'ai vu le nom de James Ellroy sur le programme, j'ai repensé à cet article de ton blog, j'ai vérifié, j'ai visionné, j'ai apprécié.<br /> Merci.
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