fondu au blanc...
![]() | Faire le deuil d’une série est plus ou moins difficile selon qu’elle a, au choix, été annulée en cours de diffusion, dès la première saison ; ou interrompu en plein vol faute d’audience consolidée. Mais il y a aussi le cas de celles dont la fin est programmée, soit par son auteur, soit par le média qui la diffuse. Et puis il y a Six feet under. Et là commencent mes difficultés. Comment, en effet, vous parlez de l’ultime saison de la plus intelligente, humaine, émouvante et provocatrice des téléséries sans en dévoiler les aspects essentiels ? Je ne reviendrai pas sur les quatre premières saisons ; je l’ai déjà fait et, en son temps, m’étais fait taper sur les doigts pour en avoir trop dit ! Je sais aussi des gens, proches, fans eux aussi qui, ne l’ayant pas encore vue, m’en voudraient à raison de gâcher leur plaisir. Et c’est d’autant plus tentant que le ressort principal de cette cinquième saison était en gestation, ne demandait qu’à éclore, logiquement. Mais je le tairai, quoi que j’en ai encore les yeux rougis. Si la série ne s’achève pas avec cet événement c’est aussi parce que le message de Alan Ball, qui a écrit et réalisé l’ultime épisode, est que la vie continue, malgré les absences, malgré le vide, malgré tout. Et ce n’est pas facile de se dire que l’on en a fini ainsi avec la famille Fisher et celles qui gravitent autour d’elle alors que Plus belle la vie continue... Oui, je sais, c’est hors de propos, mais il y a tellement plus de vérité, de créativité, de sensibilité dans un épisode de Six feet under que dans tous les épisodes déjà diffusés de cette série que les mots me manquent. Je vais maintenant attendre de digérer cette gueule de bois télévisée qui m’a fait coucher fort tard (tôt) avant, d’ici quelques mois, de revoir à nouveau l’ensemble des cinq saisons. Car heureusement que le dvd est là pour pallier aux défaillances inqualifiables du service public |
Publicité
