de retour (1)...
| Je suis rentré hier de Toulouse pour découvrir une Yonne ensoleillée et chaleureuse qui m’a offert ainsi la possibilité de voir la journée s’achever toutes fenêtres grandes ouvertes. Évidemment, aujourd’hui, le ciel est gris et l’air moins printanier que prévu mais ça n’est guère étonnant alors je coupe là mon couplet météorologique lyricisant. Ce matin, pour la première fois depuis une semaine, je n’ai pas été réveillé par mon neveu Martin ; j’en ai un pincement au creux du ventre qui doit résonner avec l’absence qu’il doit lui aussi ressentir du haut de ses quatre ans. Chaque matin, quelque part entre six heures trente et sept heures, il venait près de mon lit et me disait : “Tonton, c’est l’heure de se réveiller pour le petit déjeuner.” Et, chaque matin, sauf un où je lui ai dis qu’il était trop tôt et où il est reparti, je me levais un peu éberlué pour le suivre dans la cuisine où sa mère avait déjà préparé la table ; je prenais ensuite un petit déjeuner frugal (un café et, éventuellement, une tranche de pain grillé), n’aimant guère manger davantage dès potron-minet, en leur compagnie. Ma nièce, Lea-Marie, quant à elle, étant une lève-tard, n’apparaissait que plus tard, ensommeillée. Ce matin, je me suis péniblement levé vers 8h30, indifférent au mutisme de Domenech (de toute façon on va la perdre cette coupe du monde de balle au pied)et j’ai bu mon premier café tout en virant les spams de la nuit de ma boîte à lettres électronique. Ainsi va la vie. |
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