pheurste hier...
| Voilà un an déjà que, cédant à de pressants et amicaux conseils, j’ai commencé. Un an, et je n’ai ni envie de faire le point, ni de changer quoi que ce soit. Un an, point. A suivre, maintenant vu que j’ai aussi décidé de continuer, vaille que vaille, sans avoir rien à vendre ni personne à persuader. Que celles et ceux d’entre vous qui continuaient à visiter ce blog ou le découvraient en acceptent aussi le principe : je m’y fais plaisir en parlant de ce qui me plaît et/ou m’agace. Quoique syndicaliste militant, je ne pratique néanmoins ici aucune forme de prosélytisme alors inutile de venir me chercher des poux sur mon crâne virtuel. Ce blog m’a néanmoins permis de sympathiser avec des visiteurs plus ou moins lointains, dont certains, par le hasard conjugué du karma et de la géographie, sont aussi devenus des connaissances, voire des amis. Je ne citerai pas de noms de peur d’en oublier ou d’en froisser. De même, j’ai eu beau essayer, ces dernières nuits, de convertir mes heures d’insomnies chroniques en think tank constructif pour nourrir ma réflexion, ça a été peine perdue. | ![]() |
![]() | Point donc de magnifique et mirifique texte montrant un nouvel aspect de ma personnalité complexe, ni même (gomen nasai) de réelle surprise. Si j’ai placé, cependant, ce texte sous les auspices conjugués du Perceval de Kaamelott à qui je dois mon titre de blog, je le dois aussi au talent certain d’une amie (qui se reconnaîtra) qui m’a offert cette carte en guise de cadeau pour mon blog. Le fait qu’elle soit, qui plus est, tirée d’un jeu estampillé PMU quand on sait l’attrait qu’exerce chez moi le PMU enfumé du marché de Joigny, est une ironie du sort délicieuse. On ne se refait pas. Tout prof vivant à la campagne dans un bled de l’Yonne, et utilisateur de la marque à la pomme que je suis, je demeure fidèle à mes centres d’intérêts avec un blog rank raisonnablement irréaliste (qu’est-ce qui peut expliquer que, hier encore, 171 personnes soient venues le visiter ? je n’en connais pas autant !) et quelques fidèles commentatrices-et-teurs qui semblent trouver le temps de venir laisser deux ou trois mots, rarement narquois. Deux mots sur un sujet qui me tient à coeur avant de passer aux réjouissances. |
| J’ai achevé l’autre soir, Les Conquérants d’Omale de Laurent Génefort. Il s’agit du deuxième titre de sa saga Omale, entre Omale et La Muraille Sainte d’Omale (qui vient de sortir en poche !), et je suis toujours et plus que jamais estomaqué et ravi à la fois par la puissance narratrice, l’imagination hors normes et l’aisance avec laquelle cet auteur, français, de science-fiction, file la trame de ce monde qu’il a conçu et choisi de développer. Génefort est un de ces rares écrivains que je qualifie d’univéristes, c’est-à-dire de ceux qui créent de véritables univers, à l’instar des Frank Herbert, Dan Simmons, Ian M. Banks, et Peter F. Hamilton pour ne citer que mes préférés. Mais la grande différence avec ses collègues anglo-saxons réside dans le fait que Génefort a concentré un univers de space opéra à l’intérieur d’une sphère, de manière centrifuge, quand les autres, centripètes démiurges géniaux, les démultiplient à l’infini. Habile et maîtrisé, l’univers d’Omale mélange fantasy et science-fiction en un genre atypique et claustrophobique. Il faut donc lire (dixit celui qui, ci-dessus, disait qu’il ne voulait convaincre personne !) toute sa série consacrée à Omale ainsi que, ou surtout, enfin sans oublier, le génialissime La mécanique du talion (L’Atalante) qui est, probablement, l’un des meilleurs romans de science-fiction que j’ai jamais lus, une histoire simple, un personnage bien défini, et une dynamique qui, une fois lancée, dès le début, ne fait que monter en puissance avec une énergie qui galvanise le lecteur, le faisant rentrer en empathie avec le héros à un point rarement atteint. (Et j’en fais des caisses si je veux !) Bon, ça c’est fait. Alors sinon, qu’est-ce que j’avais gardé jusqu’à aujourd’hui pour vous ? - la bande-annonce de BRINGIN' UP BABY - ma réponse à la grippe aviaire - un tribute à Nicholas Cage - deux ou trois films sur les chats - Dean Martin chantant You Made Me Love You - un épisode japonisant de Flêche Bleue (en vo) - deux clips, celui de Dee-Lite et celui de Gene Kelly - une performance artistique dans un métro - quelques images de Will Ferrel, mon comédien comique américain préféré avec Jim Carrey. En même temps (pour ceux qui trouvent la liste courte et décevante) vous devez bien comprendre que j’ai aussi une vie en dehors du blog. Enfin, je pense. |
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