(re)retour en enfer...
| L'une des nombreuses bonnes surprises qu'offre le dvd du quatrième (et dernier ?) volume des aventures de John McClane est le fait qu'une partie des méchants (les hommes de main de Gabriel ) sont des Français qui ne sont même pas doublés en vo ! et en plus, hormis le menu frettin qui sert d'échauffement à McClane, les autres sont des durs à cuire qui sont d'honnêtes adversaires pour Bruce. En particulier, renotons la performance aussi physique que chorégraphique de Cyril Raffaelli : on regrette presque de le voir se faire finalement dézinguer par McClane ! Revoir le film (en attendant une autre vision, avec le commentaire) m'a permis de vérifier en quoi un scénario fait toujours la bonne différence. En effet, ne nous le cachons pas, ce ne sont pas ses oeuvres précédentes (la série des UNDERWORLD) qui m'avaient convaincu des talents de Len Wiseman, le réalisateur de LIVE FREE OR DIE HARD. |
| J'estime donc que tout le mérite revient à Mark Bomback. Film plus critique que patriotique, dans lequel l'héroïsme du personnage est mis à mal par le héros lui-même plus désabusé que jamais, montrant une société hyper-technologique vulnérable sans qu'on aperçoive le moindre soupçon de terroriste basané (au contraire, c'est le patron du FBI qui est le plus typé !), ce RETOUR EN ENFER (titre grotesque démontrant l'incurie des distributeurs français) lorgne en fait du côté de la fantasy tolkienesque. Jugez plutôt : c'est donc l'histoire d'un ancien magicien devenu un mauvais sorcier et qui décide de déchaîner ses pouvoirs en captant les énergies de jeunes mages naïfs. L'un d'eux échappe aux éxécuteurs démoniaques du sorcier grâce à l'intervention d'un guerrier invincible. Celui-ci va ensuite décider de neutraliser le sorcier, à fortiori quand ce dernier aura décidé de s'en prendre à sa princesse de fille. Chemin faisant, ce duo fera appel à un magicien reclus. Et les péripéties de s'enchaîner comme autant de chapitres, voire de phases de jeu...Synthèse du jeu vidéo hig-tech déifiant la technologie et imagerie à peine camouflée de World of Warcraft (le plus grand succès actuel des jeux en ligne à joueurs multiples), le film démontre que le cinéma d'action n'est pas mort. |
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