réalisance

Publié le par jeanphi

Vendredi, à peine remis de ma participation au CA de mon lycée, je me suis rendu à Dijon pour y participer au dépouillement du scrutin du 6 décembre. Comme il fallait être à pied d'œuvre à 8h30, cela m’a fait lever un peu tôt, mais comme j’y allais avec un camarade, collègue et ami (1) qui conduisait, ça n’était pas bien grave. Même si. Oui, même si l’on savait par avance que ça n’allait pas être une journée bien enrichissante sur le plan du développement personnel (2).
Comprenez bien qu’il s’agissait, en fonction de consignes élaborées par une administration tatillonne et sous le regard scrutateur et paranoïaque de représentants de certain syndicat persuadés par principe que tout scrutin est entaché d’irrégularités, de dépouiller les votes des collègues de mardi. Alors on a commencé à l’heure plus ou moins prévue, parce que les profs, comment dire, la ponctualité n’est pas leur meilleur point commun,
dans des salles pourvues de grandes tables, de chaises, d’élastiques, d’agrafeuses et d’enveloppes. Plein d’enveloppes pour y mettre des enveloppes. Qu’on ne me parle plus d’enveloppes jusqu’à l’an prochain ! No mas ! I couldn’t stand another damned one !
J’ai passé ma journée dans la salle Vauban, à dépouiller les votes des professeurs d’EPS de l’académie. Oui, d’EPS. Je dois cette ironique affectation à mon secrétaire régional qui a dû juger que mon alerte physique et ma proverbiale affection pour les activités de plein air me destinaient tout naturellement à ce corps-là. Ou pas. L’enfoiré !
Bon, à sa décharge, tous les profs d’EPS ne sont pas des préretraité(e)s cacochymes, et certaines doivent avoir un taux d’absentéisme de leurs élèves proches de zéro, mais bon, à l’arrivée, vers 18h30, sur la grosse cinq centaine de suffrages exprimés, à peine trois pour mon syndicat ! J’ai passé la journée à compter des bulletins d’autres syndicats et à m’assurer qu’on ne les entubait pas ! ! Rahhhhhhhhhh...
L’expérience que j’avais budgétisée pénible s’est réalisée finalement plaisante au fur et à mesure que je constatais, dans le désordre, que a) ladite supposée paranoïa de certains collègues était en fait en deçà de leur psychorigidité intellectuelle avérée ; que b) la propension de certains profs, mais aussi secrétaires, chefs d’établissements, etc. à ne pas être foutus de respecter des consignes aussi compliquées que de mettre une petite enveloppe bleue dans une grande enveloppe bleue, puis de cacheter la grande, l’identifier et la signer, était elle aussi bien en deçà de la réalité ; que c) alors qu’on fêtait ce jour-là le centenaire du vote de la loi de 1905 séparant les Églises de l’Etat (3), la salle Vauban était une ancienne chapelle avec un vitrail illustré du Sacré-Cœur de Jésus.
Et à part ça, je dois quand même signaler que le Rectorat n’avait pas jugé bon de prévoir des bouteilles d’eau pour les gentils syndiqués qu’elle accueillait. C’est mal. J’ai eu soif.


(1) en fait une seule et même personne, mais avec une intemporelle queue de cheval... les cheveux attachés hein ! pas de vanne graveleuse ! !
(2) d’aucuns pourraient me rétorquer que ce genre de jamboree syndicalo-administratif est aussi l’occasion de rencontrer, séduire et flouer des jeunes femmes influençables car sensibles aux attraits d’un esprit affûté connaissant par coeur les Liaisons dangereuses. Oué, on pourrait, mais n’y pensez même pas...
(3) événement auquel Libé n’a consacré que trois pages !

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Publié dans ma vie - mon oeuvre...

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T
Beaucoup de points communsentre ta journée et la mienne semble-t-il ;-) :
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C
uhuhuhuhuh le post-it !!!!!<br /> Enveloppe-toi bien !
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C
C'était des enveloppes de quelle taille ?
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F
au moins avec toi on ne manque pas de lecture !
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J
Carole > non
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