hostage...

Publié le par jeanphi

Je dois bien admettre que j’attendais beaucoup de HOSTAGE le deuxième film de Florent Emilio Siri produit et filmé aux Etats-Unis avec Bruce Willis dans le rôle titre.

Au risque d’être déçu, de ne pas ressentir à nouveau ces frissons que chaque revision de NID DE GUÊPES me procure à chaque fois. Cette envie d’y croire, les yeux grands ouverts, avait même été renforcée par la bonne surprise de la version “française” d’ASSAULT ON PRECINT 3 réalisée pour les Américains par Jean-François Richet.
C’est comme ça, j’y peux rien : autant je suis d’un naturel pessimiste (et donc râleur et négatif), autant j’ai des dispositions toutes aussi naturelles à être a priori bon public pour les films des réalisateurs que j’aime.

Et bien je suis en mesure d’affirmer ici et maintenant que, en ce qui me concerne, Florent Emilio Siri est un type avec qui il va falloir compter désormais (1).

Toute l’énergie, maîtrisée, contenue, puis relâchée, dispersée, avec la même efficacité et retenue, sans en faire trop ni pas assez, en soignant sa lumière (2), y compris au niveau des regards font que l’on a affaire à un gars qui aurait pu faire des westerns dans une vie antérieure.

Le scénario d’ HOSTAGE est l’adaptation d’un roman à succès de Robert Crais sur lequel je n’ai pas envie de m’étendre dans la mesure où, justement, moins l’on en sait et mieux l’on est à même de goûter l’histoire. Disons simplement que le film rappelle assez le film de Fincher, PANIC ROOM dans sa manière de filmer un lieu clos.
Ah ! si ! quand même ! il y a, au coeur de l'histoire, un dvd de HEAVEN CAN WAIT. Enfin, je devrais même dire deux dvds puisqu'on voit à la fois la version de Lubitsch de 1943 (avec Gene Tierney !) et celle du pâle et miêvre remake que Warren Beatty en fit en 1978.
Un dernier mot sur les comédiens. Bien sûr, Bruce Willis est impeccable, même s’il semble atteindre ses limites structurelles, alors forcément on cherche autour de lui des visages connus ou d’autres qu’on voudrait connaître davantage. J’en ai repérés quelques-uns : d’abord, celui de Kathryn Joosten, l’éternelle interprète de Dolorès Landingham dans The West Wing qui, une fois de plus, répond au téléphone. J’ai aussi retrouvé, dans un rôle qui, en d’autres temps, aurait échu à Brad Dourif, Ben Foster, l’artiste interlope et amant occasionnel de Claire Fisher dans Six Feet Under. Sinon, que des figures inconnues, et ça, c’est bien, parce que du coup l’attention n’est pas accaparée par le glamour de l’un ou de l’autre.
Bon, c’est pas tout ça mais je me lève tôt demain et il ne faut pas que j’oublie de poser le dvd en chemin. Prenez soin de vous !

ps : la musique n’a rien à voir avec celle d’ HOSTAGE (signée par Alexandre Desplats et qui est très chouette). Non, il s’agit de l’interprétation par Bruce Willis et Danny Aiello de Swinging On A Star (Burke et Van Heusen) tirée de la bo de HUDSON HAWK. Et si vous cliquez sur l’image vous avez droit à, toujours par les deux zèbres, Side By Side (Woods)...

(1) et ce même si je ne peux m’empêcher d’être inquiet par la perspective d’être embringué dans le numéro 3 des RIVIÈRES POURPRES.
(2) le jeu sur les ombres est, du début à la fin, extraordinaire et il faut y voir là la patte du chef op Giovanni Fiore Coltellacci.

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Publié dans le cube à images...

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C
Sais-tu si c'est Siri qui va faire Nid de tanches II?<br /> Ça semble prometteur..... :-)
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M
Pour M . Miyagi : t'en fait pas, en fait c'est un immortel, il fait juste semblant, on l'reverra dans une autre vie .....
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M
limites structurelles .... il ne peut plus se toucher l'omoplate avec le bour du nez ?
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