tombe la neigeuh (2)....

Publié le par jeanphi

Je suis comme tout le monde (1). Oui, comme tout le monde, j’aime voir tomber la neige. J’aime regarder le paysage recouvert d’une même couche monochrome qui estompe les reliefs et les différences. J’aime joue avec, pour peu que je ne sois pas seul.

Je me souviens de la dernière fois où j’ai vraiment profité de la neige.
C’était l’hiver 1997 et j’étais à Clermont-Ferrand en seconde année d’IUFM. Je résidais sur place, dans les locaux qui abritaient un internat et une école primaire d’application pour les futurs PE. Nous étions, oh je ne sais plus combien, des étudiants de première (aspirants) et de seconde année (un pied dans la porte, l’autre frétillant) qui faisions la navette entre notre bâtiment où se trouvaient nos chambres, les douches et notre cantina, et celui où nous avions cours quand nous n’étions pas dans nos bahuts.
Un matin de décembre, donc, je me suis réveillé en découvrant que la cour de l’école était toute blanche. Les enfants se dégommaient à coup de boules de neige avec force énergie cinétique. J’ai pris une photo une fois qu’ils sont rentrés en classe et qu’une autre couche est venu recouvrir celle dévastée par les gniards. Je me souviens être allé en cours, vaillamment, encachené jusqu’aux yeux, les oreilles embonnetées et les mains fourrées profondément dans ma parka. Le lendemain était un samedi un peu particulier car, en raison de l’état des routes, beaucoup de mes coreligionnaires gônes et stéphanois étaient resté sur place. Nous allâmes donc, en voiture, sur les collines surplombant Clermont. Là nous passâmes un moment délicieusement infantile à faire de la luge dans des sacs poubelle que nous avions amenés. Quand je redescendis pour les fêtes de fin d’année à toulouse en compagnie d’un collègue basquo-béarnais, nous traversâmes un Cantal de carte postale superbe.
L’hiver suivant, je me souviens d’un matin où certains bus ne passèrent pas et où un peu plus de la moitié des élèves du lycée ne vinrent pas, alors que moi oui. Depuis, en dehors de rares jours isolés similaires, nous n’avons jamais été bloqués par la neige.
Mais cela dit, j’ai une laïque trouille de rouler par temps de neige et je, d’ores et déjà, croise les doigts (ce qui rend la frappe de ce texte difficile) pour qu’il ne neige pas (ou n’ai pas neigé la veille, ou dans la nuit) lorsque je reprendrai la voiture pour redescendre à Toulouse où ma nièce et mon neveu m’attendent de pied ferme. Parce que rouler sur la neige, ça me fait peur. Voilà, c’est dit.
A présent, force est de constater que l’hiver précoce qui a enneigé toute la moitié nord-est du pays en évitant soigneusement l’Yonne en général, et Joigny en particulier, celui qui fait qu’il n’y aura pas de ramassage scolaire dans la Nièvre aujourd’hui, et bien il ressemble plutôt à de la pluie d’automne un peu plus fraîche que de coutume. Et je n’aime pas non plus rouler sous la pluie.

ps : grâce à Langue sauce piquante j'en ai appris une bonne ce matin au sujet de l'origine du mot "catin" qui, avant de désigner une femme de mauvaise vie (déjà, rien que ça, j'adorais), était originellement un diminutif affectueux de Catherine. Puis, après avoir servi de petit nom pour évoquer les parfaites (katharos en grec), le mot a signifié "poupée" puis le mot a pris le sens qu'on lui connaît. C'est dommage non, de ne plus pouvoir traiter les Catherinettes de catins...

(1) je relis cette phrase simple, de six mots et je me demande alors : quel besoin ai-je d’aller “clamer” cette évidence sur la toile ? Ai-je besoin de me rassurer ? de me faire réconforter ?

Publicité

Publié dans ma vie - mon oeuvre...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Comme Pimp' , pareil :)))))
Répondre
J
pimpeleu > ben ça c'est sympatoche !
Répondre
P
ouais, moi aussi tiens... :)))))<br /> <br />
Répondre
D
jeanphi > :)))))
Répondre
J
domrod> :)))))
Répondre