kingdom of heaven...

Publié le par jeanphi

Hier soir, j’ai vu KINGDOM OF HEAVEN le dernier film de Ridley Scott qui vient de sortir en dvd.

Je l’avais raté en salle et j’attendais avec impatience pour voir ce que Scott avait bien pu faire d’un tel sujet réalisé alors même que les Etats-Unis n’en finissaient déjà plus de s’enliser dans leur “croisade” irakienne.

Si plusieurs des personnages du film, à commencer par celui du forgeron devenu chevalier et baron joué par l’inattendu Orlando Bloom, sont des fictions de toutes pièces, l’histoire montre cependant des personnages historiques, à commencer par le grand Saladin, le sultan qui reprit Jérusalem aux Croisés.
Le parti pris de Scott et de son scénariste William Monahan a néanmoins été de donner au film une crédibilité historique et culturelle patente à l’écran. Je n’ai pas encore vus les suppléments du dvd, mais connaissant le souci du détail de Scott dans la mise en place de ses cadres, décors, costumes et le fait que, une fois de plus, il ait fait appel à Arthur Max pour la direction artistique du film, je suis sûr qu’une grande partie de l’énergie consacrée à sa réalisation est passée dans son apparence.
Tout n’est pas qu’apparence dans KINGDOM OF HEAVEN, car même si les uns et les autres se distinguent par leur costume (Templiers, Hospitaliers, Sarrasins...), tous montrent plusieurs facettes, à l’instar du roi de Jérusalem (joué en vo par Edward Norton dont on ne voit que les yeux) ou de sa sœur Sybilla (jouée par la vénéneuse Eva Green).
Ce qui frappe surtout, c’est la flamboyance de cette époque reconstituée, de cette période, brève et quasiment irréelle, où, grâce aux désirs et au respect de la parole donnée, une trêve réussit à faire de La ville sainte des trois religions monothéistes un havre de paix dans laquelle cohabitaient Chrétiens, Musulmans et Juifs. Il y a, à la fin du film, un discours prononcé par Balian au moment où Saladin va lancer l’assaut sur Jérusalem, dans lequel le personnage explique comment, cette ville ne peut-être réclamée par les uns ou les autres, chaque groupe ayant autant de raisons de la désirer. Et de conclure qu’ils vont se battre pour les gens vivant derrière ses murs. On est là dans une zone grise, à la limite de l’anachronisme influencé par la réalité contemporaine et la prise en compte de la situation chaotique existant alors et dans laquelle les intérêts de la Chrétienté se heurtaient à ceux de l’Islam, et pa seulement pour des raisons spirituelles.
KINGDOM OF HEAVEN est impressionnant de maîtrise et de retenue, y compris dans ses scènes de bataille. Ridley Scott n’est jamais plus à son aise que quand il filme ces plans comme s’il s’agissait d’un film intimiste avec deux ou trois personnages seulement. A ce titre, une fois de plus, par delà le savoir-faire visuel, le talent de Scott est encore dans le choix et la direction de ses acteurs.
Orlando Bloom est étonnamment charismatique et crédible pour qui se souvient encore de sa calamiteuse performance dans TROIE. Il incarne ici un homme du peuple devenu (un peu trop vite peut-être ?) un homme d’armes et un leader charismatique.
A côté de lui qui attire, vous vous en doutez, la caméra comme le sucre une mouche, les prestations de Liam Neeson, Jeremy Irons, Brendan Gleeson, David Thewlis, sans oublier Saladin lui-même joué par Ghassan Massoud, sont toutes dignes d’éloges. En particulier, c’est avec plaisir que j’ai redécouvert Irons que je croyais désormais voué aux nanars. La composition invisible d'Edward Norton en roi de Jérusalem est elle aussi fantastique.
Quant à Eva Green, que dire sinon qu’elle a une de ces présences cinématographiques d’un autre temps, quand les directeurs de la photo éclairaient des scènes en fonction des comédiennes.
Bon, c’est pas tout ça mais j’ai encore du pain sur la planche pour demain moi alors je vous souhaite un bon dimanche.

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Publié dans amènes pellicules...

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C
Là où je trouve que Ridley Scott prend des libertés avec l'histoire....C'est quand il fait intervenir le masque de fer.....Vraiment à Holliwood, ils ne respectent rien! ;-)))
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C
Les saladdinades, c'est du découpage en fines tranches....
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