affranchissement...

Publié le par jeanphi

Peut-être vous êtes vous un jour demandé ce que pouvait bien faire un enseignant syndiqué militant en vacances quand le soleil est haut et la température de l’air printanière. Ou pas. Le 6 décembre prochain, soit dans un gros mois de ça, aura lieu le scrutin (en espérant que le quorum soit réuni pour que l’on n’ait pas à revoter fin janvier) pour les élections des représentants des personnels enseignants et non-enseignants aux commissions paritaires académiques et nationales. Ce sont ces commissions qui, en fin d’année scolaire, discutent cas par cas des demandes de mutation et interviennent, le cas échéant (mais avec désormais une marge de manœuvre proche de la proverbiale peau de chagrin) pour influer sur les décisions administratives. C’est la partie immergée de l’iceberg syndical, son pendant utilitaire, celui qui entraîne, parfois (souvent ?) des adhésions limitées dans le temps au traitement d’un dossier. Il faut dire que, longtemps, la caution syndicale valait passe-droit, comme un passeport diplomatique. Les choses ont bien changé depuis cet “âge d’or” et, à présent, un dossier mal ficelé, trop léger en pièces et justificatifs, ne fait pas long feu, même appuyé par un élu syndical. Il n’empêche que le fait que de telles instances paritaires existent encore, en cette époque où le ministre et ses subalternes n’ont de cesse que de battre froid les fonctionnaires, est le signe d’une certaine vitalité, fragile, d’un certain idéal de service public et de droits des salariés obtenus de haute main au prix de luttes longues et décourageantes.
Voilà pourquoi, il faut voter le 6 décembre, directement ou en prenant ses dispositions pour le faire par correspondance. Je ne parle pas pour moi car même si je serai présent sur la liste de mon académie pour les plp2, je ne serai pas en position éligible. néanmoins, en tant que secrétaire départemental de mon syndicat, c’est à moi qu’appartient d’organiser la campagne pour l’Yonne et, entre autres choses, de faire circuler l’information et nos idées. Dans tous les domaines que nous touchons. Et c’est là que ça se corse (salut Olivier !) car, le fait est, dans l’Yonne, la CGT syndique peu dans le premier degré qui est la “chasse gardée” du SNUIPP, de FO et de l’UNSA. Il n’empêche qu’une liste nationale existe et, donc, il m’appartenait de faire parvenir un document de quatre pages aux principales écoles et lieux où interviennent des enseignants (instituteurs et professeurs des écoles) du premier degré.
Alors comment ça marche ?
D’abord, contacter l’Inspection Académique pour obtenir les coordonnées desdits enseignants puis demander à un collègue de transformer le fichier sans queue ni tête en tableau excel.
Puis, travail laborieux s’il en est, parcourir ce tableau absolument pas classé, pour relever le nom des établissements et leurs adresses. Ensuite, après avoir acquis des enveloppes kraft, reporter lesdites adresses à la main (faute de base de données, pas d’étiquettes autocollantes) et insérer dans chaque enveloppe le fameux document avant d’enlever la protection en papier et de coller enfin le rabat.
Ceci fait, votre serviteur se retrouvait hier soir avec environ cent trente enveloppes qu’il m’a fallu, aujourd’hui expédier. En effet, en prévision du 1er novembre et afin que chaque école visée le trouve à la rentrée du 3 novembre (le vote commençant par correspondance le 4 novembre dans le premier degré), je me suis rendu à la Poste de Joigny avec mes enveloppes dans ma besace. J’ai bien cru que j’allais me faire jeter quand j’ai répondu un chiffre approximatif à la préposée qui s’enquérait du nombre d’enveloppes. Elle les a cependant recomptées une à une avant de m’annoncer un triomphant : “Cent vingt-cinq !” Oui, parce qu’entre temps j’avais ôté de mon paquet celles de Joigny.
Elle a alors pesé l’une d’elles puis m’a annoncé que je lui devais 102 euros et cinquante centimes (aargh !) et (re-aargh ! !) que elle allait me donner des timbres. Quoi ! ? Des timbres ? Mais vous n’avez pas une machine à affranchir qui pourrait faire ça plutôt ? me demandais-je silencieusement dans mon for intérieur tandis que je la regardais détache rune grande feuille de timbres et quelques autres pour compléter. “Tenez, vous en aurez besoin si vous ne voulez pas mourir de soif !”.
Je vis alors qu'elle me tendait un de ces machins en plastique et mousse perméable que l’on mouille afin, ensuite, de se contenter d’apposer la partie à encoller du timbre sur ladite mousse humide afin de s’épargner le léchage en règle dudit timbre. Je la remerciais et allais m’installer dans un coin. je n’ai pas compté le temps que cela m’a pris mais je vous garantis que c’est bien la première fois que je colle des timbres sur cent vingt-cinq enveloppes à la suite. C’est interminable, du moins cela en donne l’impression, mais comme il faisait beau, j’ai décidé de prendre ça en sifflotant.
Après, j’ai repris ma voiture pour aller me perdre dans le dédale des rues joviniennes pour poster moi-même les quelques enveloppes réservées pour Joigny. Cela fait, j’ai été me boire une Affligem à la terrasse du Bar du marché parce que je ne l’avais pas volée.
Bon c’est pas tout ça, mais il me faut maintenant penser aux autres documents, dans le coffre de ma voiture, ceux pour les collèges, lycées et lycées professionnels...
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Publié dans ma vie - mon oeuvre...

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C
ou bien!
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C
mister blonde> tu peux pas être toujours derrière jipé......
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M
derrière toi...
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J
ou pas apparemment...
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D
y 'z'ont des machines, quand mêmeà la poste, ou pas.....
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