bougeance...
| Ce matin, j’ai été réveillé par Vincent Peillon. Ça n’a rien à voir avec le fait que je sois en vacances. Non. Je ne vis pas non plus avec le co-créateur du (sic !) Nouveau Parti Socialiste. Nooon... En fait il était l’invité de Stéphane Paoli sur France Inter (1) qui, au lendemain de l’annonce gouvernementale de l’introduction (sans vaseline) de 15% du capital d’Electricité De France en Bourse, a dû juger pertinent de faire venir réagir un cador de cette nouvelle gauche qui n’en finit pas de piaffer dans les starting-blocks en prévision du prochain congrès du PS. Vous me direz (ou pas), c’était quand même moins insupportable que de voir (et d’entendre) cette enflure boursouflée et permanentée de Thierry Breton venu, hier soir, souffler son haleine fétide (le démon en a toujours une) dans les yeux mordorés de Carole Gaessler. Je veux dire, vous l’avez vu Thierry Breton, défendre sa politique en voulant nous faire croire que le gouvernement n’avait à coeur que la défense du service public et le maintien de l’électricité la moins chère d’Europe ? C’est ma faute aussi, je devrais picoler tandis que je regarde les infos, ça m’aiderait à trouver du sens là où il n’y en a manifestement pas. Or donc, Vincent Peillon. Or donc, rien, en fait. C’est vrai, que pouvons-nous attendre de ces types qui, quand ils avaient des responsabilités, n’ont pas assuré ? Cela me rappelle cette expression savoureuse de la langue française qui, à mon sens (et je n’ai pas bu) |
| s’accorde assez bien à ces pas de danse somnambuliques que ces gars veulent nous faire passer pour de l’engagement idéologique : se refaire une virginité. Faites l’expérience, et tapez l’expression dans google, vous serez épaté par la récurrence de cet éculé cliché... Pourquoi l’employer à mon tour en ce cas ? C’est bien, y en a qui suivent, et je les en félicite ! Eh bien parce que, à chaque fois qu’un leader socialiste français s’exprime aujourd’hui, que ce soit Fabius, de Montebourg, Hollande, Emmanuelli, Peillon – voire Rocard chez Fogiel – je ne peux m’empêcher de penser qu’ils nous prennent vraiment pour des cons sans mémoire ni même deux sous de jugeote. C’est comme l’autre poireau (2)qui veut nous faire gober qu’il ne comprend pas l’attitude du “peuple de gauche” lors de la dernière présidentielle... Raahhhhhhhhhhh, flûte à la fin. Or donc, ter (minus, pas repetita), ce matin, Peillon n’a évidemment pas dérogé à la règle en se posant en vain défenseur (eh ducon, c’est fini, ils l’ont lancé leur truc !) d’un service public de l’énergie que ses camarades et lui ont contribué, année après année, à pousser dans le giron du privé. C’est ainsi, ce matin, je suis davantage en colère contre les cris d’orfraies socialistes que contre l’arrogante morgue de ce gouvernement de merde dans un mouchoir de soie griffé... Sinon, j’ai lu dans L’Yonne Républicaine que le directeur de l’école privée de Joigny avait giflé, en présence de ses parents, une gamine de quatorze ans. Ses parents l’ont ensuite amenée à l’hôpital d’où elle est ressortie avec, je cite, “une interruption temporaire d'activité de trois jours.”. Vous irez lire (ou pas) par le menu cette anecdote qui en révèle plus sur le gouffre séparant la réalité scolaire du monde merveilleux dans lequel certains parents s’obstinent encore à croire qu’ils vivent. Sur ce, je vous souhaite une plaisante journée. (1) attention, ce lien n'est valable quaujourd'hui... (2) je paraphrase là le mot fameux de Patrick Font au sujet des vieillards toujours gaillards qui sont des poireaux ayant une tête blanche et une queue verte... ps : sur EDF et ses suites, allez là (ou pas) |
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