j-deux...
![]() | Cétait, je crois, au printemps 1998, à Clermont-Ferrand. javais été assister (et participer) à un colloque dHistoire-géographie en tant que stagiaire 2e année avec ceux de ma promo de Lettres-histoire. Les ateliers ne furent pas inoubliables et, il faut bien, le dire, nous ne nous sentions pas vraiment à notre place. mais ce que je noublierai jamais ce fut lintervention en tribune de Jean-Christophe Victor, le créateur et animateur de lémission Le dessous des cartes. Il demeurera toujours dans ma mémoire aussi impérial et charismatique que la première fois que jétais tombé sur son émission. Sa voix, grave et chaleureuse, la complexe simplicité et lintelligence modeste de ce scientifique a depuis été une source dinspiration pour mon travail même si, je me dois de ladmettre, je ne pense pas avoir jamais réussi à capter lattention de mes élèves de la manière dont il y arrive depuis 15 ans. Si je reviens sur cette rencontre, cest parce que ce soir, à 22h25, ARTE diffuse une émission spéciale Le dessous des cartes pour en fêter les quinze ans. A ne pas rater donc, et à compléter par cette interview et ce lien vers les archives de lémission. Un mot sur ma soirée (avant la sieste)... Après un très agréable début (dîner chez un couple damis que je ne vois pas assez souvent et dont je voudrais à nouveau sursignifier lhospitalité dans le but avoué dêtre à nouveau aussi bien accueillis chez eux), jai été assister à la réunion publique du comité de soutien à Barbe Makombo et à ses enfants, salle de la Poterne à Sens. |
Je ne reviendrai pas sur les raisons qui ont poussé un pasteur, des enseignants et des élus à former un collectif de soutien qui, de manif en sit-in, de tract en pétition, a réussi à médiatiser nationalement cette désastreuse illustration dune politique dexclusion et de répression anti-étrangers qui commence sérieusement à donner à notre république un je-ne-sais-quoi de vichyste. Jy ai, pour ma part, assisté en tant que représentant dun syndicat (UNSEN-CGT) qui appartient au réseau éducation sans frontières qui soutient la famille Makombo et tous les autres cas denfants scolarisés et voués à lexpulsion par une politique gouvernementale au service des plus bas instincts de lhomme. Je nai pourtant pa pris la parole, nayant pas jusquici, pris part à laction en faveur des Makombo. Jétais surtout venu me rendre compte de la mobilisation réelle autour de ce cas et la soixantaine de personnes de tout âge, des lycéens comme des retraités, ma fait chaud au coeur. Jétais aussi venu écouter les pointures invités par le collectif, à savoir Michel Tubiana (ligue des Droits de lhomme) , Mouloud Aounit (MRAP) et Richard Moyon du RESF. En effet, au moins pour Tubiana et Aounit (Aschierri, de la FSU, devait venir mais il était malade), c'était loccasion dentendre et de voir de près des figures de toujours du mouvement pour les droit et les libertés de notre pays, des icônes du militantisme que je respecte. Je nai pas été déçu. je le suis en revanche de la place ridicule accordée par lédition daujourdhui de LYonne Républicaine qui na octroyé quune petite place en page 6, entre deux encarts publicitaires (et une pleine page sept promotionnelle) et un article, deux fois plus long, sur les sorties au cinéma. Larticle, non signé, sûrement rédigé par une pigiste, est indigne de lévénement, des gens qui se sont déplacés (y compris des gens venus dOrléans où la situation est encore plus dramatique) et illustre une dérive de linformation régionale et locale qui commence à me tarabuster.< ps (qui n'a, mais alors rien à voir avec ce dont j'ai parlé ci-dessus) : allez voir ça ! |
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