j-trois...
![]() | “Pour lutter contre le mal de mer, sucez une noix de muscade (sans l’avaler,c’est toxique). Si vous n’avez pas de noix de muscade, allez-y à bicyclette.” Pierre Desproges L’almanach, 1988 Cela fait déjà un bon mois que j’ai été averti par courrier des faits suivants : “Les relevés de vos consommations n’ont pas pu être effectués depuis plus de 1 an et demi.” Je vous rassure tout de suite, il s’agit de ma propension à utiliser l’énergie nucléaire à des fins récréatives. “En effet, il n’est pas possible d’accéder à votre compteur lors des périodes normales de relève.” |
| Je veux mon neveu, le foutu compteur est logé dans la penderie de la pièce principale et les soit disantes “périodes normales” sont toujours tombées à des moments où je travaillais. “Je vous informe donc qu’un technicien passera effectuer le relevé des compteurs à l’adresse indiquée ci-dessus le 18 octobre 2005.” Hein ? Quoi ? J’ai immédiatement consulté mon orgueunaizeur personnel (le calendrier de la Poste) et découvert que, la classe de troisième découverte professionnelle six heures effectuant cette même semaine son premier stage en entreprise, je serai disponible mais pas toute la journée ! “Pour tout renseignement complémentaire sur ce relevé (créneau horaire du passage du releveur...) n’hésitez pas à contacter votre conseiller dont les coordonnées figurent sur votre dernière facture.” Shit ! qu’est-ce que j’ai bien pu fiche de cette dernière facture ! ah ! moi et le rangement ! “Si vous êtes dans l’impossibilité de permettre l’accès à cette date, un technicien peut se déplacer spécialement chez vous. Bien entendu ce service serait facturé, en raison de son caractère spécifique et sur mesure.” Oué, vous ne rêvez pas ! Si je ne peux pas me libérer ce jour-là (putain, mais qu’est-ce qu’ils croient que je fais comme boulot ?), le rendez-vous suivant sera de ma poche ! ! Comme si c’était ma faute que a) le compteur ne soit pas dans le hall et b) que je travaille ! ! En plus, j’aime bien cette étrange notion de “caractère spécifique et sur mesure” qui ouvre la porte à des perspectives inouïes de dérives infinies. Bon, j’ai immédiatement retourné l’intégralité des kilos de papiers en tout genre recouvrant mon bureau et ses abords, refichu la pogne sur ladite facture et appelé mon conseiller. Je lui ai confirmé que le 18 octobre je serai là mais en lui demandant, siouplait, de me préciser le fameux “créneau horaire du passage du releveur...”. Et là, fin du suspense premier et début du second, je me suis entendu répondre que le technicien passerait “entre 8 heures et treize heures...” Cinq heures ! ? Vous parlez d’un créneau ! Du coup, je suis réveillé depuis sept heures et, depuis, j’attends l’arrivée du “releveur...”. Il est déjà neuf heures, et toujours pas de trace d’un technicien EDF... ps : autant pour moi, neuf heures dix-huit, le gars d'eau-de-feu vient de toquer à ma porte (comment a-t-il franchi le barrage du digicode ? ?) et maintenant je n'ai plus qu'à me recoucher... |
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