the world of tomorrow...
| Six mois donc déjà, depuis le début de ce blog et, incidemment, la sortie en salles de SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW (1). J’avais écrit un un texte qui était à l’image de ce que je venais alors de découvrir : un chef-d'oeuvre handicapé par une vf catastrophique mais auquel mon ami domrod avait su rendre graphiquement justice. La sortie en dvd du film de Kerry Conran était donc l’occasion de confronter la bonne impression d’il y a six mois avec la réalité du film dans sa version première. C’est fait et c’est tant mieux. Si le film devait être vu, pour en profiter encore plus, sur un grand écran et en salle, il ne souffre pas trop de se voir sur un écran de télévision tant son aspect faussement minimaliste rappelle qu’il fut, originellement conçu sur un écran de Mac par un fanatique d’animation par ordinateur. La bonne surprise c’est de constater que le film tient toujours ses promesses, y compris une fois qu’il a été éventé (ce que je ne ferai pas ici) et après même que, grâce aux très bons suppléments, on a eu une idée des conditions épiques de son tournage. |
| Hommage appuyé et sincère aux serials, ces films feuilletonesques d’avant la Seconde Guerre mondiale auxquels, en son temps, INDIANA JONES paya son tribut, mais aussi aux comics books et aux uchronies de science-fiction et aux récits transgéniques de Verne et Welles, SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW réussit à divertir sans gaver ni ennuyer par la quantité de ses références et clins d’oeil tout en faisant un syncrétisme rétro-moderniste en diable particulièrement réussi. A l’heure où l’on guette avec gourmandise le remake de KING-KONG réalisé par Peter Jackson, revoir le film de Kerry Conran est un régal à nul autre pareil. C’est comme un crumble à plusieurs étages que l’on savourerait en fredonnant sa musique... (1) que je me refuse à appeler de son ridicule titre français qui, à l’instar de la version doublée en français, s’ingénie à appeler Capitaine Sky le héros qui s’appelle en fait John Sullivan... |
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