road to philadelphia...
![]() | Concurrence sévère à prévoir dans les chaumières cinéphiliques car un duel de piranhas s’y prépare étant donné que, à la même heure (avec une courte avance à Arte) sont programmés LES SENTIERS DE LA PERDITION de Sam Mendes (france3) et INDISCRÉTIONS de George Cukor. Forcément inégal, ce combat a d’ores et déjà un vainqueur vu que france 3 ne diffuse la version cinéma du graphic novel de Max Alan Collins que dans sa version française. Las ! mais cela renforce aussi le fait qu’Arte diffuse elle THE PHILADELPHIA STORY en version originale ! ! L’autre différence, si on néglige la couleur de l’un et le noir et blanc de l’autre est le fait que le Mendes est une tragédie sombre à peine entrecoupé de quelques scènes plus légères alors que tout le film de Cukor est un régal de comédie romantique intelligente et classieuse. Je n’ai de préférence ni pour l’un ni pour l’autre car autant j’ai apprécié (au cinéma puis en dvd) l’âpreté de ton et la munificence visuelle de ROAD TO PERDITION; autant le trio d’acteurs phénoménal de THE PHILADELPHIA STORY demeure un modèle du genre : Cary Grant, |
| Katharine Hepburn et James Stewart. Cela ne signifie pas que le film de Mendes soit mal joué. Tout au contraire, même si, personnellement, j’en retiens les interprétations de ce comédien britannique que j’y avais découvert, Daniel Craig, ainsi que celle, plus dérangeante, de Paul Newman en chef de gang irlandais. Alors que le Cukor est l’adaptation d’une pièce de théâtre (comme l’avait été ARSENIC ET VIEILLES DENTELLES) qui fut ensuite adapté en comédie musicale, ROAD TO PERDITION est l’adaptation à l’écran d’une bande-dessinée romancée (graphic novel). Mais, même si Max Alan Collins a écrit le scénario du film, celui-ci n’est pas une duplication transgénique de la bd comme l’a été le SIN CITY de Rodriguez et Miller. On y retrouve en effet l’univers de l’auteur d’AMERICAN BEAUTY, sûrement aussi en raison de la musique confiée encore une fois au talentueux Thomas Newman. De son côté, THE PHILADELPHIA STORY est un pur produit de la MGM de la grande époque : produit par John Mankiewicz, réalisé par George Cukor, mis en images par Cedric Gibbons et en musique par Franz Waxman, il est un modèle du genre, un étalon de la grandeur passée. Alors, magnétoscopez, maraboutez, pierre-papier-ciseauez, mais choisissez l’un de ces deux bijoux, vous ne serez pas déçu du voyage. |
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