boomtown...

Publié le par jeanphi

Cela fait longtemps que je voulais vous parler de Boomtown. Même si la série n’a d’autre actualité (série défunte non rediffusée en ce moment), que sa sortie en dvd (1) il me semble plus que nécessaire de revenir (2) sur cette perle rare télévisuelle.

Boomtown
a été imaginée, maternée et dirigée par trois hommes (3) : Jon Avnet, Graham Yost et Steven Spielberg. Mais si Avnet est un vétéran du cinéma et de la télévision, c’est du côté de Yost et de Spielberg qu’il faut se tourner pour comprendre les qualités de Boomtown. En effet, Graham Yost était le scénariste de Band of Brothers [Frères d’armes], la mini-série produite par Spielberg et Hanks, dans laquelle, oh surprise, jouait déjà les prodigieux Neal McDonough et Donnie Wahlberg.
Ce n’est donc pas un hasard si, quoique les deux séries n’aient rien à voir entre elles (à part cette fraternité des armes et la récurrence du motif de la guerre ?), elles partagent la même excellence dans l’écriture des scénarios et des personnages, ainsi qu’une interprétation sans faille par un casting impeccable. A vrai dire, je n’ai pu m’empêcher, durant la revision de la série, de guetter l’improbable apparition de Damian Lewis au détour d’un épisode...

La justesse du jeu de Jason Gedrick, Gary Bassaraba et Mikelti Williamson coexiste donc avec les performances de Neal McDonough et de Donnie Wahlberg dépassent de loin ce qu’on est en droit d’attendre d’une bonne série.

Mais c’est la structure même de Boomtown qui en fait tout son intérêt.
Décidée par NBC pour tenter de récupérer une partie de l’audience capturée par les séries HBO, Boomtown est une série policière basée à Los Angeles. Ensemble show montrant, à chaque épisode, les agissements d’une tripotée de personnages de flics en civil et en uniforme, d’un assistant-procureur, d’une journaliste et d’une secouriste, la série s’intéresse, à chaque fois, à une affaire en particulier qu’on découvre, de manière éclatée, via le regard de chacun des participants. Le puzzle ne se conclue qu’en fin d’épisode, offrant au spectateur la révélation de l’énigme qu’il aura, au fur et à mesure, tenté de comprendre à son tour. Cette manière de voir offre la possibilité de confusions, de quiproquos qui donnent aux intrigues des facettes inattendues et au spectateur la garantie d’être toujours pris au dépourvu.
La série est aussi, à sa façon, un feuilleton.

On suit les personnages récurrents, découvrant leur présent, leur passé et leurs aspirations, guettant leurs interactions, riant, pleurant, avec eux. De cette galerie de figures emblématiques, celle de MacNorris jouée par Neal McDonough est, évidemment, la plus imposante et la plus jouissive.

Boomtown
est l'une des séries les mieux filmées, montées, jouées et écrites que j’ai vues ces dernières années et, quoique certains épisodes m’étaient encore familiers, je reconnais m’être agréablement fait repiéger par eux, me régalant de détails secondaires. Quant aux épisodes inédits, il n’y a rien à dire sinon qu’ils sont tous très bons et que l’arrêt de la série fut un gâchis de plus.


(1) Cette édition, en un seul coffret, réunit non seulement la saison 1 vue sur france2 mais aussi la courte saison 2, ainsi qu’un documentaire d’une demie heure sur la série avec, en professeur es qualité discourant à bâtons rompus face à la caméra, le toujours excellent Alain Carrazé.
(2) Vous pouvez aussi faire la comparaison avec l’analyse qu’en fait Martin Winckler sur son site...
(3) Ou quatre car, à la différence de Carrazé, je considère que la présence au générique de Javier Grillo-Marxuach, un des pères du Caméléon, de Jake 2.0 ou de Dead Zone n’est pas pour rien dans la qualité de la série...

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Publié dans téléséries

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C
c'est carraze
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C
rien en fait
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J
carole > de quoi de quoi ? qu'est-ce qu'il t'a fait ?
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C
fuck m winckler.
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J
Brown > ce sont les mêmes qui ont élu GW Bush...
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