i'm John Constantine, asshole...

Publié le par jeanphi

J’ai vu hier soir CONSTANTINE .

Réalisé par un vidéo-clipeur, Francis Lawrence, cette adaptation du Hellblazer de Garth Ennis et Jamie Delano tient étonnamment la distance.
Si l’on n’est pas dans l’hommage du fan comme Del Toro filmant Hellboy ou Rodriguez Sin City, on se retrouve face à un cas de figure inattendu : une version fidèle en esprit sinon à l’écran à une œuvre de papier.

Certes, le CONSTANTINE de Kevin Brodbin (cf. son premier jet) et Frank Capello, n’est plus Anglais et châtain-blond, mais vit à Los Angeles (cité des anges, on est raccord) et à la chevelure mondialement connue de Keanu Reeves.
Quand j’ai appris que c’était Reeves qui allait interpréter Constantine, les bras m’en sont tombés. C’était la deuxième fois (1), mais c’était dur à avaler. Je ne voyais pas en Keanu Reeves la noirceur, le cynisme et la tabagie convulsive du personnage préféré de Garth Ennis (2).
Eh bien, comme quoi, tout le monde peut se tromper ! Ainsi, à une époque où la tabagie est considéré à équidistance de la lèpre et de la syphilis, c’est assez réjouissant (3) de voir Keanu Reeves allumer clope sur clope, quitte à en crever sous peu. Si l’imper chandlérien de Hellblazer a été remplacé par un manteau sombre, la classe désabusée de cet antihéros n’a en revanche rien perdu de sa majesté. J’ai retrouvé le même plaisir malsain ressenti il y a près de quinze ans lorsque je découvris en version originale dans Hellblazer, les aventures décalées de ce personnage coincé entre deux plans de la réalité, tutoyant les anges et les démons, ceux de la Bible comme les siens.
Si CONSTANTINE s’en sort, une fois de plus, c’est grâce à son casting (4) ! Passons sur le rôle féminin de Angela, “l’ange” joué par Rachel Weisz, pour aller directement à Tilda Swinton qui interprète, avec une folie douce délicieuse, l’archange Gabriel. Swinton qui, dans le ORLANDO de Sally Potter, interprétait déjà avec une ambiguïté consommée ce personnage d’homme devenu une femme, joue ici parfaitement la partition de l’ange asexué. Dans la catégorie bizarrerie, signalons deux tronches de cinéma : Vince Pruitt Taylor, qui joue le père Hennessey et, surtout, Peter Stormare en Lucifer jouissif et allumé. Il y a aussi l’impeccable Djimoun Hounsou, même si je le préfère dans IN AMERICA... Sinon, que dire d’autre sinon que la photo est signée par un Français, Philippe Rousselot et que, même s’il vaut mieux avoir lu le comic book pour le goûter, il n’est pas nécessaire d’être un fan de Hellblazer pour apprécier CONSTANTINE ...
ps : cette chronique est dédiée à mon ami David Calmejane qui m'a fait découvrir l'univers de Hellblazer.
Merci Lord Kildor !

(1) la première étant quand j’avais su que le sosie américain de Julien Lepers allait jouer le Batman...
(2) quoi que, pour qui l’a lu, il y a aussi le Preacher...
(3) et c’est un non-fumeur qui vous le dit !
(4) oui, une fois qu’on a admis que sans scénar y a pas dhistoire, ensuite il faut bien des acteurs qui assurent, non ?
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Publié dans amènes pellicules...

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M
blonde> mouais... t'as des os volumineux c'est ça ?
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M
brown> je ne suis PAS gros... pompe à bière !
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M
blonde> le bout de gras ? non non, on ne parlait pas de toi...
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M
jeanfile> et toi tu connais un peu A Perfect Circle
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M
brown, jeanphi> je sens que vous allez avoir une semaine difficile tous les deux... 10:00 et déjà la pause-kawa, à discuter le bout de gras...
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