taking lives...
![]() | Hier soir, résistant au chant des sirènes de Sagas (et à cette Flavie Flament sans soutien-gorge, la gourgandine !) et à la finale sans relief de Top Model 2005 (c’est moi ou la télé-réalité est en train de foncer dans le mur dans l’indifférence générale ?), j’ai enfin vu TAKING LIVES, le deuxième film de D. J. Caruso. Ce jeune réalisateur s’était fait connaître par un polar speedé et baroque dont j’ai déjà eu l’occasion de dire du bien (et qu’il vous faut louer asap) : THE SALTON SEA (2002). Auparavant il avait fait ses armes à la télévision en alternant des séries de SF (VR5, un bijou mort-né ; Dark Angel, Smallville) et policières (le délirant Buddy Faro, Le flic de Shangaï, The Shield). Depuis, il a mis en boîte son troisième film, TWO FOR THE MONEY qui réunit, entre autres, Al Pacino et Matthew McConaughey. Alors, quid de TAKING LIVES ? Sur un excellent scénario de Jon Bokenkamp, servi par une photo léchée de Amir M. Mokri, monté par une femme, Anne V. Coates, et mis en musique par Phil Glass (qui avait signé celle de GATTACA), le film met en scène un |
| agent du FBI interprétée par Angelina Jolie appelée à la rescousse par des flics de la Sûreté Canadienne de Montréal aux prises avec un tueur en série. Je ne sais pas si le scénariste (et le romancier avant lui) avait en tête l’aspect économique (les Américains tournent de plus en plus au Canada pour des raisons financières) ou simplement le particularisme bilinguiste québecquois mais, du coup, ça donne l'occasion à trois comédiens français de donner la réplique à Ethan Hawke (le témoin), à Kieffer Sutherland (le suspect trop parfait), et à Gena Rowlands (la mère du tueur) : Tchéky Karyo (routier qui grisonne désormais), Jean-Hugues Anglade (méconnaissable) et Olivier Martinez (que je ne supporte pas, je ne saurais dire pourquoi). Le film fonctionne donc en s’amusant à jouer des codes du film de genre qu’est le thriller (to thrill, en anglais, signifie, trembler, frissonner), en donnant des fausses pistes, en choisissant des cadrages ambigus, en privilégiant les scènes tranquilles, basées sur les personnages tout en donnant aux scènes d’action le punch et l’énergie requises. Il y a un signe qui ne trompe pas et qui résume l’efficacité du film : celui-ci ne dure pas plus d’une heure trente et son final n’en fait que quatre minutes trente. Donc, si vous n’avez rien contre la pulpeuse Angelina Jolie (qui n’est pas juste sexuelle en diable), ni contre les comédiens français sus-cités, je vous recommande amplement ce film qui vaut le détour. Un dernier conseil : là encore, il faut le voir en vo pour goûter les jeux sur les langues. |
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