coolitude

Publié le par jeanphi

Ah, BULLITTt ... Il faut que je vous dise tout le bien que je pense de ce film qui, avant d’être celui de Peter Yates (1968) est surtout un des plus chouettes films de Steve McQueen .
Rarement en effet, y compris dans ses autres films où sa coolitude le dispute à sa zenitude, McQueen n’a été aussi tranquillement efficace, séduisant, mutique et bluffant que dans le rôle du sergent Frank Bullitt. Et je vous parle du type qui a joué dans THE GREAT ESCAPE, THE MAGNIFICENT SEVEN, THE SAND PEBBLES [La canonnière du Yang-Tsé-Kiang], THE THOMAS CROWN AFFAIR, NEVADA SMITH... celui qui a toujours été ma figure du héros du moment où je l’ai découvert dans le rôle de Josh Randall (Wanted : Dead or Alive) jusqu’à son dernier film THE HUNTER).

Steve McQueen restera ce type nonchalant, au regard tendre et dur, capable de tous les exploits, au rire chaleureux et décontenançant (dans
THE THOMAS CROWN AFFAIR par exemple), aux gestes sûrs et déterminés, ne variant jamais de ses buts.
BULLITT a longtemps été mon meilleur film policier se déroulant à San Francisco, avec la plus meilleure poursuite automobile (avant celle de TO LIVE AND DIE IN L.A. de Friedkin), les meilleurs décors naturels (à l’instar de VERTIGO), la plus belle fille (ah, Jacqueline Bisset prenant son petit-dèj avec une seule veste de pyjama...), le plus beau couple, la plus belle voiture la fameuse Ford Mustang) et la plus cool des musiques du monde par le grand et inégalé Lalo Schifrin (1).

Le film que j’ai revu il y a quelques jours n’a paradoxalement que peu vieilli. Oh, certes, les costumes, les voitures, les gens, tout à cette couleur de la fin des années 60, mais le réalisme cru du film de Yates voulu par Mc Queen (qui insista pour tourner en décors naturels) lui confère un vérisme inattendu.

Il faut donc voir ou revoir BULLITT pour comprendre ce que tous les films policiers et d’action lui doivent et pour apprécier une fois encore la décontraction et l’élégance de ce comédien hors du commun qu’était Steve McQueen .

(1) Je me souviens que lorsque j’ai pris le volant pour la première fois, seul, dans ma twingo neuve, pour aller à Auxerre voir THE MATRIX en juin 1999, j’avais mis la bo de Bullitt dans l’autoradio-cassette pour donner à cette première échappée belle un semblant de romantisme.

 
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Publié dans amènes pellicules...

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Commenter cet article
M
quelle classe ce Steve
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F
un peu de piment dans ton curry de poulet...<br /> et un bon café... café... café...
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M
Ne te justifies pas jeanphi, le Blonde est taquin... Lui, il a son permis vélo...
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J
Avant, j'en avais pas besoin... la campagne, ça vous gagne !
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M
t'as eu le permis de bonne heure, toi...
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