comme un dimanche de mai
| Des nouvelles de ma santé pour commencer. Suite à une excellente soirée chez des amis hier, j'ai été dès potron-minet (en fait dix heures mais bon, comme je m'étais couché à trois heures...) aux urgences de l'hôpital de Joigny. C'est en quelque sorte une illustration de l'état du système de santé publique passé à la moulinette du libéralisme : pas de médecin de garde le week-end, mais des urgences (pour encore combien de temps ?) ou les pompiers. Là-bas, après quelques minutes d'attente seulement j'ai été pris en charge par un médecin compétent et sympathique et malgache. J'ai ainsi découvert que si je n'étais pas venu me faire soigner je risquais la phlébite. Moi et ma circulation sanguine ! Voilà donc que je vais devoir me faire piquer tous les jours pendant une semaine... J'ai bien discuté avec le toubib, à propos de l'orientation scolaire de son fils, mais aussi de ses études : pensez donc que ce gars les a faites dans la Roumanie de Ceaucescu ! ! Ensuite, il m'a falut trouver une pharmacie de garde. Donc, direction la gendarmerie de Joigny qui m'a alors annoncé que celle du secteur était à Fleury-la-Vallée, soit à quinze bornes de là ! Re-voiture donc et, après le passage obligé chez l'apothicaire, j'ai été poser ma jambe et sa "plaie handicapante" (comme inscrit sur mon arrêt de travail) chez des amis habitant près de Fleury. J'ai passé l'après-midi dans leur jardin à lire sous une tonnelle, puis j'ai attendu avec eux, l'annonce des élections. Et me voilà chez moi, le coeur et l'esprit en berne, partagé entre le dégoût profond et la doûleur dans ma jambe. Demain, je reste chez moi (arrêt) car ma jambe a encore besoin de deux bons jours pour que ça aille mieux. Je ne suis pas sûr qu'il ne me faille plus de temps pour écrire à nouveau des futilités sur mon blog... |
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