superman returns (et c'est tant mieux !)
| C'est le 10 juillet dernier que j'évoquais la sortie en salle du SUPERMAN RETURNS de Bryan Singer, à l'occasion de la rediffusion télévisée du SUPERMAN de Richard Donner qui, lui aussi, vient de sortir en dvd. Je ne sais plus pourquoi je ne l'avais pas vu en salle, mais si je ne regrette pas l'attente, je pense qu'avec un bon dolby surround qui envoie plus que mes enceintes, ça doit tout de même valoir davantage le coup de le voir au cinéma. Le film de Singer, coécrit par Michael Dougherty et Dan Harris, est un miracle. Les deux acolytes, par ailleurs responsables du scénario de X-MEN II et de THE MAN OF STEEL, la suite réalisée par Singer et prévue pour 2009 de SUPERMAN RETURNS, ont imaginé avec Singer que Kal-El/Clark Kent avait quitté la Terre à la recherche de restes, traces, voire de survivants de son monde originel. Lorsqu'il revient (hence the title !), cinq ans ont passé : Lois Lane a un fils et est fiancée à Richard White, le neveu de son patron, et Lex Luthor, sorti de prison, a mis la main sur un magot qui va lui servir à financer sa vengeance. A quoi bon en raconter davantage sans vouloir trop en dire, sans enlever la surprise, la joie et le bonheur à ceux d'entre vous qui ne l'ont pas encore vu. Car ce film est un vrai bonheur. Ça commence dès le générique avec la reprise du thème composé par John Williams en 1978 et qui annonce d'entrée le contrat moral que Singer a passé avec les fans, ceux du comic |
| book, comme ceux des films de Donner (sans parler des afficionados de Lois & Clark et ceux de Smallville). Ensuite, c'est John Ottman, le compositeur-monteur, l'homme qui a donné son atmosphère à THE USUAL SUSPECTS, et qui prouve ici qu'il a l'étoffe d'un grand. Cela se vérifie aussi à la fin du film lorsqu'on lit la dédicace à Christopher Reeve (et à sa femme Dana), l'immortel interprète du rôle, qui accepta même d'apparaître dans Smallville. Autant dire que, sans être inquiet, j'étais un peu dubitatif sur la prestation du nouveau Superman. En effet, les performances de Dean Cain et de Tom Willing, m'avaient laissé un arrière-goût de gastro-entérité métaphorique. Eh bien, divine surprise, Brandon Routh, comédien ayant fait ses armes à la téloche (et non dans le porno comme son nom pourrait le faire croire !) est non seulement crédible, mais impeccable. Il y a dans sa façon de se déplacer une aisance et une assurance qui sont celles du Kryptonien, sans oublier un sourire à la candeur éclatante. Qui dit Superman, dit Lex Luthor, et là encore, le choix de Kevin Spacey, le meilleur acteur de sa génération à mon sens, se révèle parfait. ce type qu'on adore adorer, avec qui on se sent d'habitude si proche, même quand on sait que c'est Keyzer Söze, eh bien là, on le déteste avec un plaisir inoui. La scène où il "combat" Superman est à ce titre bien loin du film de Donner, bien plus mature et adulte. Quant aux autres comédiens, qu'en dire sinon que Kate Bosworth est une Lois Lane agaçante, comme le veut le personnage, que James Marsden (allez Summers, remet tes lunettes, on t'a reconnu !) arrive à exister à côté de son super-rival, que le gamin n'est pas pénible, que Parker Posey se ballade avec un Loulou de Poméranie comme dans BLADE III. |
| Enfin, Martha Kent est jouée par Eva-Marie Saint. A 83 ans, l'ancienne égérie de Hitchcock (NORTH BY NORTHWEST) et Preminger (EXODUS) a encore dans les yeux une étincelle de magie. Elle incarne une certaine idée du cinéma classique, de cet âge d'or auquel Singer semble aspirer. Vous aurez remarqué que je n'ai rien dit, tant sur la mise en scène (ah, le passage du train électrique...) que sur les effets spéciaux (un rendu visuel à couper le souffle !), mais c'est parce que Singer a réussi à s'effacer derrière son histoire et ses personnages et qu'on se laisse prendre d'emblée et jusqu'au bout. Vivement 2009 pour la suite ! L'extrait de KILL BILL dans lequel on apprend en quoi Superman a une place à part dans l'univers des super-héros. | |
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