et un noel de plus...

Publié le par jeanphi

C'est en revenant hier de Toulouse, faisant donc en sens inverse ce trajet familier synonyme de vacances et d'allégresse (et non de plongée dans l'inconnu !), tantôt dans un brouillard têtu, tantôt sous un soleil commplice, que je me suis fait cett réflexion toute simple : je prends un coup de vieux supplémentaire après chaque réveillon de Noêl.
La littérature, cette grande pourvoyeuse de clichés clefs-en-mains une fois régurgitée par des cerveaux formatés, nous a habitués au concept de printemps, cette saison à la fois symbole de la turgescence, des partiels, et du temps qui passe. En effet, ne dit-on pas d'une personne qu'elle a tant de printemps pour ne pas, ouh le vilain mot, employer celui d'années ? Et pourquoi des printemps ? Et pourquoi pas des étés ? voire des Noêls ? !

Et j'écris ça alors que, précisément, je suis un gars printanier (et primesautier, à mes moments perdus), puisque né un dix avril...
Il n'empêche que, lundi matin, alors que j'étais réveillé par mes elfes favoris, Lea Marie et Martin, les deux enfants de Marie et Antonio, afin de descendre vérifier avec eux, de visu, la véracité de leurs enthousiastes propos (le Père Noêl était passé dans la nuit, alors même que je dormais dans la pièce ! ?), j'ai ressenti le poids des ans avec une acuité nouvelle. Pas désagréable en soi pour autant, mais bien réelle. Pour tout dire, je crois bien que je me suis réellement senti un adulte ce matin-là, en suivant mes deux neveux favoris vers le nadir de leurs espérances, et ça n'était pas aussi terrassant que je m'y attendais.
Cela dit, et pardonnez cette reprise existentialiste après la, je cite "trêve des confiseurs" (autre cliché, mais journalistique celui-ci), j'ai non seulement passé un excellent réveillon de Noêl, mais aussi de délicieux moments en compagnie de cette famille que j'aime et qui m'aime. Et m'en veut aussi d'être parti si vite, les laissant un peu abruptement.
J'espère que votre réveillon a, lui aussi, été aussi agréable que le mien.

ps: tristesse cependant, à l'annonce, hier, de la mort du parrain de la soul, James Brown... à voir et à écouter : Make It Funky, Sex Machine, Living In America ou Papa's  Got A Brand New Bag

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Publié dans born (in) toulouse...

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