david nolande

Publié le par jeanphi



Notre héros en pleine action...
Que dire et que penser de David Nolande, la mini-série fantastique programmée par france 2 hier soir ?
Puis-je, en amateur de téléséries en général, de fantastique et de science-fiction en particulier, me contenter d’enterrer la chose au motif qu’elle est française et ipso facto ratée ? Dois-je attendre d’avoir vu les huit épisodes de la première saison avant de me prononcer ? Dois-je prendre en compte le fait qu’elle a reçu les prix de la meilleure série de début de soirée, du meilleur réalisateur et de la meilleure contribution artistique au Festival de Saint Tropez 2006 ?
A moins que je ne commence par son créateur, Joël Houssin, car l’ambiguité de la chose se cristallise autour de son nom.
En effet, Houssin a la particularité d’avoir commencé sa carrière littéraire en faisant de l’anticipation et de la science-fiction (ce qui est
fort honorable à mes yeux) ; il a même reçu le grand prix de la SF française (ne ricane pas domrod !) en 1986, un Apollo et le grand prix de l’imaginaire. Mais depuis 1990, plus de SF, mais du polar et du gore, et attention, que du bonheur : la série du Doberman, dont il a supervisé l’adaptation au cinéma, ou des scénarios pour des séries comme Inspecteur Moulin ou Les Boeuf-carottes ! !
Alors forcément, considérer que le créateur de David Nolande est certes un auteur véritable et pas un débutant de la chose audiovisuelle amène à réfléchir au résultat final qui se situe entre ces deux bornes si souvent éloignées : l’imaginaire en roue libre et le formatage grand public.
Où est l’inventivité, la nouveauté, la surprise dans une pareille série ? Qu’y découvrir que l’on n’ait déjà vu dans Medium récemment, voire dans Demain à la une ? Doit-on simplement se satisfaire de voir le service public offrir, sur son réseau hertzien (et non sur la seule TNT comme tant de bonnes séries offertes aux seuls possesseurs de décodeur), une fiction fantastique quand d’autres chaînes commerciales ont déjà longtemps compris quel “risque” très lucratif il y avait à le faire ?
Et puis, bon, Frédéric Diefennthal est exaspérant. Quand il n’aboie pas sur ses proches, il s’assoie et se prend la tête, littéralement, avant de remettre en place ses cheveux. Et sa voiture ? La dernière fois qu’on avait vu un gadjo repartir avec une épave d’un camp de gitans, c’était drôle et dans SNATCH ; là, on comprend tout de suite que cette voiture (une américaine, mais je ne connais pas ce modèle) va devenir un gimmick, l’objet transitionnel symbolisant le passage du héros dans cette interface entre le réel rationnel du quotidien et celui des rêves.
Les seuls à ne pas être ridicules sont la fille de Nolande, et son ami/associé/faire-valoir comique joué par Edouard Montouté.
La mise en scène qui a valu un prix à la série qui, d’ailleurs, vu son succès à St Tropez, connaîtra une deuxième saison, est tapageuse et maniérée. Je me souviens de certaines expérimentations visuelles et sonores dans Crimes en séries qui avaient parfois le don de m’agacer mais, à chaque fois, les scènes entre les personnages venaient rattraper ça avec légèreté et humour. Ici, on sent bien que Nicolas Cuche a essayé de distiller des moments plus calmes, des scènes plus sobres sans effets de montage superflus, mais ça ne fonctionne pas.
Pour tout vous dire, j’ai eu le temps de suivre l’avancée du score du match AC Milan/Lille (tf1), de jeter un oeil sur un reportage sur Biarritz (france3), sur un docu sur la prison de Colditz (Arte), tellement chacun des deux épisodes présentés offraient d’ellipses et de moments vides d’intérêt.
A suivre ?

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Publié dans téléséries

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D
Je ne ricane pas du tout. ET pour une fois je souligne ce bel effor. Pourvu que ça dure.
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C
le prix Hélène Rolles de l'actrice est décerné à la femme de Nolande pour son unique moue...
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J
Stéphane > c'est pas faux du tout !
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S
...par contre Milan-Lille, ça valait franchement le coup, pour une fois...
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J
Raph > "Fais-le ou ne le fais pas, mais n'essaie pas !" (Yoda dans LEMPIRE CONTRE-ATTAQUE)
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