premier mardi de décembre

Publié le par Lafont

Premier mardi de décembre, et si j’étais encore en train de dormir ?

Hier soir, un ami, réagissant à raisonnable distance à mon dernier texte, ironisait sur le côté “calendrier de l’Avent” de mon blog. Je n’épiloguerai pas là-dessus, mais je reconnais bien volontiers que cette sensation de compte à rebours obligatoire me fatigue au plus haut point. Car, ne nous ne le cachons pas, nous sommes loin d’en avoir fini avec ces simulacres de détonateurs à leds rouge sang qu’on voit dans les pop corn films étatsuniens. Ainsi, quand nous aurons fini de compter le nombre de semaines nous séparant des vacances (deux et demi), de jour ouvrables à supporter (et nous faire tolérer par) nos élèves (treize), il nous faudra encore décompter les heures nous rapprochant de Noël et celles nous éloignant de 2006 pour nous faire embrasser 2007. Embrasser 2007 ! comme j’y vais moi ! avec quelle emphase amphigourique je vous emballe la chose, n’est-il pas ? Alors que, de vous à moi, cette année 2007, je ne la sens mais alors absolument pas. D’abord ça va être celle où, d’une manière ou d’une autre,je vais bien être obligé de me faire à l’idée que j’aurai quarante ans. Ça va ensuite être celle de ses foutues rendez-vous électoraux qui, si j’en juge la fébrilité de la gauche (la vraie, celle qui se chamaille encore, et se cherche un/e candidat/e, n’en finit pas de chercher...) sur fond de jokari médiatique entre Ségolène R. et Nicolas S. promet d’être extatiquement ennuyeuse. Plus que le premier janvier, la gueule de bois post second tour de la présidentielle promet d’être mémorable : commencez à stocker la Citrate de bétaïne et le Perrier ! Et puis, il va bien falloir aussi que je fasse passer à mes cap la première partie de leur examen, et ça, mesdames et messieurs qui n’en avaient (à raison) cure (salut domrod !), ça ne va pas être de la tarte faite maison...

Ce matin, démarrage en pente douce d’une journée asymptotique puis que je n’ai fait que deux heures de classe avant de me rentrer en chantant “Les ouvriers” avec Sansévérino. Mais cela n’aura qu’un temps puisque j’y retourne, au lycée, cet après-midi. En effet, deuxième round de la semaine de la justice oblige, j’accueille aux alentours de 15h15 un éminent représentant de la gendarmerie nationale en charge, dans le secteur, de la prévention de la délinquance. J’espère que mes troisième vont se sentir en verve et le bombarder de questions pertinentes. Sinon, tant pis. Il faut dire qu’ensuite, après un premier debriefing sur feuille, la journée va se continuer sous la forme, non d’un happy hour (pas d’alcool) ni d’un after (pas de drogue), mais de la seconde partie de la réunion parents-professeurs. Mon carnet de bal est bien rempli, et j’ai déjà mal aux pieds de ma tête.

Vivement ce soir, que je me régale en découvrant qui a réellement buté SImon Letescou alias Robert Hossein, ce démiurge dur de la feuille que j’ai adoré voir mettre en scène son Ben-Hur, vendredi dernier sur france2.

Addendum : finalement, me refusant à prolonger ma sieste au-delà de trois généreux quarts d’heure, je suis retourné à temps au lycée pour assitester à une autre intervention avec mes troisième. Il s’agissait d’un commissaire de police qui a en charge, après une carrière qui l’a fait travailler aux finances, à la PJ, en CRS et auprès de l’ambassadeur de France en Albanie, la sécurité des stades de football. Oui, le missi dominici de Sarkozy, le gars dont la mission est de pacifier les gradins de France avant les élections ! Ce type là est fantastique à écouter : un genre de Clint Eastwood pour le physique et un bagoût à la Audiard mâtiné de Blondin (oui, bon, j’en fais beaucoup, mais vous n’y étiez pas vous, n’est-cepas ?). Les élèves ont ainsi eu droit à un debriefing en règle, du moins côté police nationale, de l’affaire PSG. Ça été un grand moment assez inoubliable.
Puis, comme prévu, ça été letour du gendarme, ou plutôt des car ils étaient six, soit l’intégralité de la toute nouvelle Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile (BPDJ) de l’Yonne. Eh oui ! l’Yonne a tellement de sauvageons que l’on nous a sélectionné quatre gaziers et deux gazelles pour rétablir la confiance avec une génération de “fauteurs de troubles”. Ah ça, ce n’est plus l’Yonne que j’ai découverte en arrivant ici, il y a huit ans, celle d’Emile Louis, du Chablis et de l’AJA...

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Publié dans ma vie - mon oeuvre...

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R
Excellente analyse de la situation, du grand Jean phi, rien à ajouter. J'en aurais autant à ton service sur la Nièvre que j'ai découverte il y a 5 ans : celle des touristes hollandais, des riflles le dimanche et du circuit de Magny cours... mais par chez nous... rien n'a changé. Moi, plus que les élèves, c'est le dirlo dans la cours quand j'arrive, comme chaque matin : en retrard, et l'inspecteur d'hitoire intérimaire du vendredi en dernière heure (faut vraiment qu'il s'ennuie à dijon celui là) qui font pointer chez moi un soupçon d'inquiétude, dans des proportions du genre polonium dans l'suschi... c'est dire si je tremble !! quand aux vacances : quand je regarde mon agenda, elles me paraissent si lointaine...alors que dire de 2007, c'est du Mme Irma pour moi qui vit au jour le jour (un peu comme mon découvert bancaire). Allez, à plouche filouche. > raph
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