lectures...
| Dans le Libération d’aujourd’hui, je me suis arrêté sur deux articles (trois si on compte celui de Davidenkoff). Pierre Haski revient sur la censure de l’accès au réseau internet par les autorités chinoises. J’en ai déjà parlé mais la persistance de ce phénomène en dit long sur la manière dont la Chine (mais elle est loin d’être le seul pays à pratiquer ce genre de contrôle) muselle son peuple et l’empêche de trouver sur la toile ce qu’il ne trouverait pas ailleurs. Ça n’est pas le fait que Libé en tant que tel, soit censuré qui me gêne le plus, mais l’indifférence dans laquelle cela se fait. Il en va de même de Bertrand Cantat. Il est fini, atomisé, perclus dans sa propre conscience-prison, enfermé pour de longues années. Eh bien non, ça n’est pas suffisant, il faut encore qu’on vienne lui réclamer de la thûnes. Je ne cautionne pas son acte (quoique je n’en connaisse pas plus les circonstances exactes) et je suis d’accord avec la peine qu’il purge. Je le crois perdu à jamais pour la musique et je m’en désole. Je n’étais pas un fan de Marie Trintignant alors je ne peux pas m’appesantir sur la perte que sa mort représente pour la culture en général. Ses enfants, sa famille (comme ceux de Cantat) sont des victimes, des dommages collatéraux. La vie quotidienne, dans sa banalité de faits divers, est remplie de situations similaires (voire plus glauques). Alors ne pourrait-on pas lui foutre la paix à Cantat au lieu de vouloir à tout prix se payer sur la bête ? J'ai aussi acheté deux livres ce matin. |
| Le rire de Zorro de Martin Winckler (Bayard). J’ai toujours été un adepte du renard masqué version Disney en noir et blanc. Ses adaptations au cinéma m’ont ensuite beaucoup déçu, jusqu’au film de Campbell avec Banderas (dont la suite semble prometteuse). Je n’ai, en fait, jamais vu la seule version cinéma qui me hante depuis des années. A savoir celle avec Douglas Fairbanks Jr que tous les fans de Batman connaissent de réputation. |
![]() | Le Guide de la Survie en entreprise (Fluide Glacial) est la dernière création de Manu Larcenet J’ai beau être sans nouvelles (virtuelles) de Larcenet depuis son nervous breakdown qui l’avait conduit à saborder son site et son blog en même temps, le lire est toujours aussi agréable. Mieux encore, il affirme son style avec une assurance nouvelle, plus adulte encore. C'est drôle, fin, précis et délicieux à la fois. Un futur classique... |
| Sinon, j’en suis encore à la moitié de Pemanence de Karl Schroeder, et c’est toujours aussi bien. |
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