p comme predator

Publié le par jeanphi



If it bleeds, we can kill it...
Qu'on le veuille ou non, l'idée qui voudrait que dans une trilogie, le meilleur soit le deuxième a tout de même tendance à se vérifier. Et ce qui est vrai pour L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE, LE PARRAIN 2, SUPERMAN 2, LES DEUX TOURS, l'est bien évidemment de PREDATOR 2.
Et avant que vous ne commenciez à pousser des cris d'orfraies, laissez-moi en placer une !
Pour affirmer cela, je me place bien sûr dans la perspective des trois films basés sur les personnages créés par les frangins Thomas : le premier, réalisé par John Mc Tiernan, le deuxième par Stephen Hopkins et le troisième (et dernier ?) par Paul W. S. Anderson.

Et disons le d'emblée : son film est d'une navrante inutilité, d'une laideur sans nom, d'un ennui absolu (sauf à le voir dans sa version canadienne, et encore...) et d'une fatuité intersidérale. Anderson est un mystère à mes yeux car il est l'auteur de deux films de série B de SF que j'aime bien : SOLDIER (1998) et EVENT HORIZON (1997). Il est malheureusement aussi le réalisateur des deux RESIDENT EVIL et c'est là que le bât blesse. En effet, son ALIEN VERSUS PREDATOR, se résume à un jeu vidéo dans lequel des Aliens (ceux de la tétralogie avec S. Weaver) se battent avec des Predators, en tuant quelques
humains au passage, et en préservant juste ce qu'il faut pour qu'un spectateur même limité ait envie de voir le film jusqu'au bout. Du coup, la présence au générique de Lance Henriksen, un de mes comédiens favoris, qui jouait dans ALIENS et ALIEN 3, passe complètement inaperçue. Il vaut mieux, si l'on veut voir s'affronter ces deux espèces belliqueuses, lire les comics de Dark Horse.
Exit le troisième, il n'en reste donc plus que deux...
Et ce n'est donc pas le premier, alors que j'adore pourtant le film de Mc Tiernan.
a) Il a réalisé dans les années 80 trois des meilleurs films d'action qui soient : PREDATOR (1987),  DIE HARD [Piège de cristal] (1988) et THE HUNT FOR RED OCTOBER (1990). 
b)  Sa manière de mettre en scène la jungle et le combat, forcément inégal entre ces militaires surentraînés et un prédateur supérieur qu'ils ne peuvent même pas voir est une prouesse qui passe pour de la facilité, tant le film est fluide, enlevé et conserve, après tout ce temps, toutes ces qualités (y compris au niveau des effets spéciaux).
c) Enfin, le casting du film révèle deux surprises de taille : primo, le personnage de Hawkins est interprété par Shane Black, le futur scénariste de L'ARME FATALE et créateur de KISS KISS BANG BANG ! secundo, trois des membres de cette équipe se sont lancés dans la politique : Jesse Ventura (Blain) a été gouverneur du Minesota de 1998 à 2003, A. Schwarzenneger (Dutch) est gouverneur de Californie depuis 2003 et vient d'être réélu et Sonny Landham (Billy) a failli devenir gouverneur du Kentucky en 2003.
Mais le problème, c'est que je ne pardonne pas à Mc Tiernan d'avoir, par deux fois, entâché la réputation de Norman Jewison. Passe encore, et à la limite (vu comme je vénère ce film) qu'il ait bousillé son remake de THE THOMAS CROWN AFFAIR en transformant son héros en playboy de papier glacé. Mais avoir massacré ROLLERBALL, là, c'était la goutte de trop. Alors non,

Cela étant posé, et j'assume ma mauvaise foi, cela va sans dire, pourquoi donc élire PREDATOR 2 ?
D'abord, et comme dans tout bon deuxième épisode, on connaît les règles du jeu, et l'on peut dès lors anticiper sur ce que les personnages ignorent, et s'en délecter. Surtout quand ce sont des trafiquants de drogue patibulaires qui se font,  dans un premier temps, dégommer par le Predator en safari à Los Angeles. Ensuite, il y a, donc, le changement de décor : exit la jungle moite, la forêt qui prend vie et Schwarzy recouvert de boue, et place à Danny Glover en flic dur à cuire à qui on ne la fait pas aux prises avec des fédéraux qu, comme d'habitude, viennent lui briser les gonades.  Il y a donc, Danny Glover qui, avec deux ARME FATALE à son actif à l'époque, peut rendre crédible ce personnage capable de poursuivre à pied un Predator et lui niquer sa race. Le reste du casting est aussi épatant puisqu'on y retrouve deux gueules géniales, deux seconds couteaux parfaits : Robert Davi et le grand Gary Busey, mais aussi Bill Paxton, Ruben Blades, Maria Conchita Alonso et Adam Baldwin. A noter que Kevin Peter Hall interprète à nouveau le Predator comme chez Mc Tiernan alors que le premier Predator meurt à la fin ; mais bon, on s'en fout aussi...
Et donc je crois que si je préfère le film de Hopkins, c'est parce qu'il ne se prend pas vraiment au sérieux, et s'en donne à coeur joie, un peu comme Verhoeven dans STARSHIP TROOPERS.


bonus : la bande-annonce de PREDATOR, le final (10'57'') et une version en légo (et en allemand) du film +  un extrait de PREDATOR 2
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Publié dans amènes pellicules...

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S
Bonjour,Predator 2 est un divertissement honnête, mais reste quand même a des lieux du monument réalisé par McT ! Et puis, faut pas oublier que l'on doit au moins trois autres chef-d'oeuvre au bonhomme : Piège de Cristal, Une journée en enfer et le jouissif Last Action Hero !Amicalement,Shin.
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L
J'enai jamais entendu parler de ce film
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C
Ben ouè........
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J
carole > des mérites comparés de la trilogie PREDATOR, ce n'est pas clair ?
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C
Mais de quoi tu parles?
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