sha po lang

Publié le par jeanphi

SHA PO LANG de Wilson Yip est extraordinaire, dans son sens le plus littéral possible, extratemporel en ce qu'il sort de récentes tendances, extraviolent aussi.
Edité par Asian Star, la collection dirrgée par Jean-Pierre Dionnet, ce film m'a attiré dès que j'ai vu sur la pochette du dvd les noms et visages de Donnie Yen et de Sammo Hung ; puis j'ai lu le synopsis au dos, et cela a renforcé ma pulsion d'achat.
J'ose à peine raconter l'histoire. Non par peur d'en dévoiler les ressorts mais plutôt d'en atténuer l'intensité. La trame est classique, anthologique, mythique ; elle parcourt les récits depuis tant de temps que gageons que dans des siècles encore, sous des formes que seule la science-fiction peut rêver, on continuera à la broder. Les témoins du procès d'un caïd de la pègre de Honk-Kong sont assassinés avant d'avoir pu témoigner ; seuls survivent leur fille et le lieutenant Chung (Simon Yam) qui va devenir son père adoptif. Dès lors, Chung devient la némésis de Wong Po (Sammo Hung). Trois ans lus tard, alors qu'il s'apprête à prendre sa retraite et qu'il se sait condamné par une tumeur cérébrale, Chung met tout en branle pour arrêter Po avant de passer le relais au lieutenant Kwan Ma (Donnie Yen).
Le titre évoque une conjonction particulièrement néfaste dans l'astrologie chinoise et une fois que l'on a compris cela on ne peut qu'observer, fasciné, le compte à rebours mortifère qui va, de plans en plans, de combats en combats, mener chacun des personnages jusqu'à son ultime destin. Il y a donc, et ce même s'il m'en coûte de vouloir comparer ce film à un autre, un petit quelque chose d'aussi désespéré que le WILD BUNCH de Sam Peckhimpah dans le film de Yip. Une même inéluctabilité qui se joue des conventions, des sensations de déjà-vu et des rebondissements attendus. Par le jeu de ses comédiens, la facture parfaite des cadres et de la photo, le montage impeccable, la chorégraphie abrupte des combats, SHA PO LANG rentre à la fois dans le panthéon des classiques des films d'action et d'arts martiaux made in Hong Kong, tout en étant, somme toute, qu'une chimère.
En donnant à Sammo Hung, la figure totémique de la kung-fu comédie que les spectateurs français ont découvert dans Le flic de Shanghaï, la série de Carlton Cuse, le rôle du caïd brutal et sadique, Wilson Yip et Donnie Yen ont réussi un tour de force : faire revenir Hung à Hong-Kong et prouver au reste du monde qu'il pouvait être davantage qu'un balourd cocasse. Wong Po est un pendant chinois du Caïd de chez Marvel, l'ennemi de Daredevil ; il a aussi une jeune femme qu'il aime et un enfant, symboles d'une humanité marginale mais réelle.
Donnie Yen, par ailleurs chorégraphe des combats, est le lieutenant Ma et au petit jeu du "ça rappelle quand même un peu L'ARME FATALE, non ?", il serait le Martin Briggs pour sa maîtrise physique, mais avec un calme et une détermination toute asiatique. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec les films de HK, Donnie Yen jouait un des vampires obligé de faire équipe avec W. Snipes dans le BLADE II de G. Del Toro.
Simon Yam, vu récemment dans P.T.U. de Johnnie To, est le lieutenant Chan, celui qui approche de la retraite et de la mort avec une seule obsession : la vengeance, point à la ligne. Il est parfait, comme un costume fait sur mesures, jusqu'à la fin.
Il y a enfin, tous les autres, ceux de l'équipe de Chan comme, surtout, le tueur de Po, joué par un dénommé Wu Jing, qui semble sortir d'un manga ultra-violent, et qui est sacrément convaincant.

bonus : j'ai découvert October, Nine qui avant était .
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Publié dans mets d'Asie

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J
bazman > petites corrections : si baston il doit y avoir, tu dois mettre brutes au pluriel ; si tu te demandes où sont le romantisme et la bienséance, tu dois conjuguer le verbe en conséquence. Maintenant qu'on y voit clair : un film d'action hongkongais n'a que faire de romantisme (même si, dans ce cas, la relation entre le caïd et sa femme humanise le personnage) et de bienséance ; c'est à toi de ne pas te tromper dans tes choix et, grâce à mon texte, de t'éviter un achat et/ou une heure trente de perdus. Voilà.
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B
Baston baston baston, encore un film de brute?!Où est le romantisme et la bienséance?
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