the temple of doom...
![]() | Très grand plaisir à revoir hier soir (après ma partie de "ping-pong" avec bertranD) INDIANA JONES AND THE TEMPLE OF DOOM de Spielberg. Je ne l'avais pas vraiment revu après avoir acheté le coffret, me contentant de sauter de séquences en séquences pour goûter des moments gardés intacts dans ma mémoire. Là, j'ai préféré prendre le temps d'apprécier celui qui est, à mon sens, le meilleur des trois films ; comme dans toute bonne trilogie (excepté celle de THE MATRIX mais passons). J'avais été à nouveau alléché par l'achat du n° d'octobre d'Empire qui consacre une bonne partie du magazine aux 25 ans de la sortie de RAIDERS OF THE LOST ARK, le premier Indiana Jones. Le film n'a pas vieilli, et au contraire, se bonifie, acquérant cette patine des clasiques comme les films de Sturges. La séquence d'ouverture dans le club Obi Wan qui commence comme un hommage aux comédies musicales de la MGM qui s'achève dans une rivière indienne est un régal inégalé. Ce qui m'a étonné, a posteriori, c'est la noirceur de son scénario qui évoque curieusement la thématique lucasienne du côté obscur de la Force. Mais Indiana Jones ne choisit pas volontairement de trahir Shiva pour Kali ; il y est contraint, tout comme l'est le jeune maharadjah. C'est donc plus une allégorie sur l'endoctrinement sectaire (les Thugs adorateurs de Kali) et ses dérives (le sang de Kali est une drogue hypnotique) que l'on peut aisément rapprocher d'autres sectes plus contemporaines (y compris la Scientologie). |
| Le côté Batman/Indiana et Robin/Short Round (Demi-Lune en vf) m'a une fois de plus émerveillé par sa justesse et sa cohérence. Ce n'est pas pour rien que, en dépit de son ascendant évident, Indiana est sauvé de lui-même par son jeune acolyte. C'est une belle leçon d'humilité qui rappelle aussi la relation entre Tintin et Tchang dans je ne sais plus quel album d'Hergé. Enfin, il y a un aspect altermondialiste avant-l'heure dans la dénonciation du travail, que dis-je, de l'esclavage des jeunes villageois, contraints, enchaînés, de creuser la montagne pour enrichir la secte et qui servent, de temps à autre, de pâture aux sacrifices. Ces jeunes Indiens, libérés de leur fardeau, brisant leurs chaînes, partant retrouver leur famille, c'est un peu faire la nique à la mondialisation et à ses pays ateliers comme l'Inde. Avec le happy end, on se plaît à rêver d'un monde dans lequel ces enfants n'auront pas/plus à travailler comme des esclaves. C'est la magie de ce film. |
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