ratiocinations fériées...

Publié le par jeanphi

Regardez par la fenêtre. Vous voyez ? Regardez encore. C’est plus clair ?
Je ne vais pas sortir non plus. J’ai des provisions, des dvds, du café, et assez de pommes fuji pour faire de la compote( enfin si l’envie m’en prenait).
J’ai surtout un rapport à écrire en vue d’un conseil de discipline que je dois rendre demain sans faute. Fuck.

Sinon, je dois aussi remettre le nez dans ce que j’avais prévu de faire demain en cours. En effet, il est impossible que vous n’ayiez vous aussi fait les mathématiques horoscopico-quantiques que la situation nous impose :
- a) aujourd’hui est férié parce que, soi-disant, la “mère” d’un type souffrant de personnalités multiples, d’un syndrome de persécution et de sévères névroses mythomaniaques, a fait ce jour-là (quelle année ?) son “ascension” (attention, ne confondons pas avec “assomption”)... ce qui me rappelle les mots de Pierre Desproges qui, dans son Almanach disait, à se sujet, “par temps clair, nous dit l’Evangile, on y voit sa culotte.”
- b) demain n’est pas férié (oui, je sais, on aurait pu dire que cela faisait un jour déjà que ladite viergemarie avait fait son ascension, et fêter ça pareil, mais il semble que non, ça n’a pas pris comme idée) et, DONC, pas chômé, c’est-à-dire travaillé. Et là on parle pas du lundi de la Pentecôte (une autre belle histoire de gonzes se faisant refiler, gratos, sans obligation d’achat, l’esprit saint...) qui suit le dimanche du même nom (oui, de même que je me refuse, par solidarité avec Larcenet, d’utiliser le mot commençant par “sym” et finissant par “pa” pour désigner les trucs ou personnes chouettes, me refuses-je à employer cette saloperie de mot galvaudé alors que beau aussi qui commence par “épo” et finit par “nyme”) ; dans ce cas-là, un jour après, la magie continue. Mais pas le lendemain de “l’ascension”.
Comme le disait l’autre, les voies du Seigneur sont impénétrables (ce qui me fait penser que ladite viergemarie l’était, vierge... alors mariage ou pas mariage s’il n’a pas été consommé ? Cela renvoie à une vieille querelle théologique que maints conciles tentèrent vainement de trancher : la viergemarie pratiquait-elle la levrette avec son époux charpentier ?)... Mais je m’égare (non, aucun calembour à la suite de ça, merci) : donc, demain, j’ai cours. Cinq heures de cours même, pour être précis. Le dilemme (vous ai-je déjà raconté que, longtemps, j’ai pensé mordicus qu’il fallait l’écrire dilemne ? Non ? J’ai bien fait alors.) est le suivant : sachant que a) et b), vaut-il mieux que je prévoie du léger ou du lourd ? Ferai-je de la garderie adolescente ou aurai-je un auditoire suffisamment conséquent pour me permettre des envolées pédagogiques de haute tenue ?
Bah ! ce sera encore plus drôle le 16 mai, n’est-ce pas ?
Ah ! oui, je ne vous l’ai pas encore dit mais, indépendamment de mes responsabilités syndicales qui “m’imposent” de relayer un appel intersyndical à faire grève ce jour-là (auquel je souscris par principe et conviction), il est fort possible que de facto, je fasse cours/garderie aux élèves venus en classe malgré les embûches annoncées. en effet, la fin de l’année scolaire se rapprochant à grands pas et, surtout, étant absent toute la semaine prochaine (voir plus loin), je pense venir au lycée le 16 pour essayer de rustiner ce qui sera encore possible de l’être, en particulier pour mes élèves d cap qui vont passer un de leurs premiers examens en CCF avec moi le 26 mai. Ça s’appelle de l’inconscience professionnelle.
Plus loin : la semaine prochaine, je serai donc à Port Barcarès, pimpante station balnéaire de la Méditerranée, battue par les flots calmes et le vent porteur d’allergènes, pour assister durant cinq jours au congrès de mon syndicat d’enseignant, l’UNSEN-CGT. j’y vais à double titre : en tant que secrétaire départemental de l’Yonne et, faute de candidat(e), en tant que délégué du département pour voter les décisions qui y seront débattues concernant l’avenir du syndicat pour les trois ans à venir. La dernière fois, je n’étais que délégué. C’était à Lille, en février, en 2002. Ça va me changer...
La fin de l’année va ensuite cavaler sévère entre les oraux de CCF, les épreuves écrites à surveiller puis corriger, les conseils de classe interminables, la paperasse et encore la paperasse, ce foutu conseil de discipline, j’en passe. Voilà pourquoi, il serait de bon aloi que je mette ce t article en ligne puis que je m’y mette, à ma journée de demain s’entend.

Mais avant ça, je me dois de remercier grandement domrod, mon senseï informatique particulier qui, une fois de plus, m’a sauvé la vie en me donnant les conseils idoines pour retrouver ma connexion internet perdue ce matin. C’était, certes tout bête, mais il fallait y penser : débrancher puis rebrancher toutes les connexions USB avant de relancer mon eMac et retrouver l’accès vital. Merci encore old chap !



Putain de rapport de conseil de discipline...

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Publié dans ma vie - mon oeuvre...

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C
la viergemarie pratiquait-elle la levrette avec son époux charpentier ?)...<br /> >Mais je m’égare (non, aucun calembour à la suite de ça, merci)<br /> <br /> <br /> >c'est plus une perche, c'est une tringle....<br />
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J
ça doit être moi mais je ne comprends pas ton commentaire carole...
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C
c'est plus une perche, c'est une tringle....
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