cuistreries apocalyptiques...
| "Je respecte parfaitement ceux qui sont contre l'Europe, mais on ne peut pas dire "je suis européen et je vote non". Je vous le dis très franchement : ça n'est pas possible, ce n'est pas convenable [...], ce n'est pas honnête.» Aucun concours à la clef, ce serait trop simple car tout le monde l’a entendu, ne serait-ce qu’à la radio... Cette assertion présidentielle ne m’a pas convaincu. Brandir la malhonnêteté supposée des tenants du “non” qui se disent, malgré tout, européens, n’est pas une façon de traiter respectueusement les électeurs. De fait, ramener un choix binaire à une alternative manichéenne (pour ou contre l’Europe) est un signe de mauvaise foi crasse. C’est comme si, au moment crucial, on vous rétorquait que choisir le fromage au lieu du dessert était une façon d’exprimer votre mépris de la filière fruiticole... Il faut le redire : lorsque “nos” représentants ont choisi de dire “oui” au Traité de Nice (à l’époque, déjà, ça fartait pas mal l'Europe), ils ne nous ont pas demandé notre avis. En 1957 non plus. |
| Ah ! certes, il y a bien eu ce référendum en 1992, mais, de vous à moi (et de moi à tu, ami(e) blogueur), qu’est-ce qu’on avait compris à cette histoire de marché unique qu’on nous a fourgué ? Tous ces foutus traités... la plupart ont été décidé sans qu’on nous consulte et pourquoi s’étonnent-ils alors qu’on se pose des questions au sujet de celui-ci ? Ce n’est pas rien quand même, une Constitution... Mais bon, je m’éloigne de mon sujet. Ce qui n’est pas “possible”, “convenable” et qui “n’est pas honnête”, c’est qu’un type, élu avec un score de dictateur françafricain option soviétique pour échapper à des poursuites judiciaires en cas d’élection d’un poireau ou d’un monoculaire, nous donne des leçons d’honnêteté ! Entendre la figure totémique du plus puissant parti incarnant toutes les valeurs de la droite se réclamer de l’esprit de 1789, c’est un peu fort de café aussi ! Et, à la même heure, le nabot arriviste se répandait en tartufferies populistes, ironisant (mais comment le lui reprocher franchement) sur la démarche de Fabius, comme si, lui-même, n’avait pas les yeux rivés sur la ligne bleue des prochaines présidentielles... Bah ! plus que vingt-cinq jours à se fader ces conneries ; après, l’Apocalypse passé (j’en ai vu plein dans Buffy, c’est pas si chié que ça en fait les zapokalypses...), on pourra sérieusement penser à plier l’année scolaire et à gamberger aux vacances. Bon après-midi. |
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