ah ! les cons...
| Il y a des jours, comme ça, où je ne peux m’empêcher de ressasser deux sentences. L’une de Michel AUDIARD, mise dans la bouche de je ne-sais-plus-qui (quelqu’un a une idée ?), et qui donne quelque chose comme “Quand je contemple ta connerie ça me donne une idée de l’infini.” Je cite de mémoire alors il peut y avoir un mot ou deux tangents, mais l’idée forte demeure la même. C’est pareil pour ces mots, tirés de la chanson de Brassens : "Le temps ne fait rien à l'affaire./Quand on est con, on est con!/Qu'on ait 20 ans, qu'on soit grand-père/Quand on est con, on est con!" J’ai repensé à ça en lisant Libé ce matin. Oh!, certes (“diantre !”), pas en découvrant les exactions togolaises ou la dithyrambe logorrhéique au sujet du gros navion ; non, j’y ai trouvé bien d’autres sujets d’agacement. A commencer par ce connard de patron qui a eu, après avoir proposé à neuf licenciées de partir en Roumanie pour 110 euros par mois et quarante heures hebdomadaires, de déclarer, je cite, "Je reconnais que c'était maladroit de ma part." Ensuite, il y a eu cet articles sur ses sinistres connards de notables de province qui, persuadés de leur impunité et de ce que leur statut les met hors d’atteinte de la critique, se permettent d’attaquer en justice des journaux alternatifs indépendants qui osent – les impudents gauchistes ! – les remettre en question. Enfin, j’ai découvert qu’un colloque venait de se tenir sur la façon dont “nos jeunes” se collettent à internet qui, on s’en doutait, ne les rend pas moins cons. Mais eux, ils ont encore le bénéfice de l’instabilité de leurs hormones... Il n’en va pas de même des tenants du oui ou du non (aussi cons dans leurs certitudes, les uns comme les autres) au référendum prochain qui , à force de dramatiser et de se vouer aux gémonies transforment cette consultation prochaine en une parodie de démocratie populaire. Pour mieux se faire une idée, vous pouvez toujours aller là (sans oublier ça, qui reste toujours d’actualité). |
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