l'eau, ça fait rouiller...
![]() | Ce n’est pas moi qui le dit, mais l’une de mes élèves de troisième. Marchearrière : retour vers le futur ! Cet après-midi, me faufilant hardiment sous les cieux incertains de ce mai-fais-ce-qu’il-te-plaît adolescent (il se cherche, non ?) j’ai accompagné, à pinces, ma classe de troisième dépésixheures. Enfin, “ma” est peut-être un peu excessif ! Disons celle à laquelle j’ai et fais encore cours d’histoiregéographieéducationcivique (et le brevet des collèges ? ben il ça sert à rien, pourquoi ?). Il y avait aussi leur prof d’anglais, mais passons. Oui, passons. Or donc, nous nous sommes rendus au collège privé de la ville situé à quelques empans du lieu où sont projetés les films. Il s’agissait, au-delà de l’objectif inavoué de les faire randonner tout en découvrant en temps réel un établissement privé sous contrat dans lequel les élèves s’élèvent sous les auspices d’une statue de la Vierge à l’enfant, de les convier à la remise de leur prix. En effet, pour la énième fois depuis que la convergence des notables kiwanis-rotary-lyons et des chefs d’établissements des collèges de la ville (et de celle d’à côté) l’a lancé, les élèves de troisième de mon bahut ont participé à un concours visant à réaliser la plus belle brochure à l’issue de leur participation au Forum des métiers de la ville organisé par les susdites organisations philanthropiques. Oui, je sais, je dis avec plein de mots des choses pas claires ; vous n’aurez qu’à faire le tri. |
| Il y a deux ans, feue la 3e PVP1(oui, la classe a disparu) avait remporté, pour la première fois le premier prix, grillant au passage les cathos et leur permettant (et moi itou)d’aller passer une journée à la Cité des Sciences de Paname. Cette année, en dépit d’un vache de travail chiadé et inventif, ils n’ont eu que le deuxième prix qui leur offrira la une journée mi-pédago (visite de la Maison de l’eau), mi-démago (patinoire). Pas facile donc de motiver vingt deux ados d’aller baguenauder pour des quasi-clopinettes, mais, heureusement, faisant bravement la nique aux dieux de la météo (plusieurs élèves chantant des hymnes de mariage et de bal popu avec l’entrain de soiffards), nous avons réussi à tracer notre voie sans encombre. Un buffet, les discours éteints, était offert aux élèves et adultes. Soit : jus d’orange pour les non titulaires du permis et Crémant de Bourgogne pour les autres. D’où cette réflexion de l’une de mes élèves. Bah ! le Crémant était tiède et fade. Les élèves ont gagné un peu de considération, quelques vannes de ma part et se sont pris en photo : youpi ! Ah ! oui, ils ont aussi gagné deux heures de temps pour eux, c’est pas rien non plus. Mais, allez vous me dire, quid de cette illustration alors ? Que nenni blogueuse(s) et blogueur(s) attentifs ! Cette journée scolaire avait été en fait basée sous les auspices hydrologiques puisque après un cours sur le relief et l’hydrologie métropolitaine en introduction à mon néanmoins passionnant cours sur les espaces agricoles tout aussi métropolitains (car, hélas, le temps manque pour développer le sujet de la banane planteur de la Martinique)qui m’avait permis de remettre quelques pendules à l’heure au sujet du délicat sujet de savoir dire si l’on est rive gauche ou rive droite (sujet moins délicat que de savoir si on porte à gauche ou à droite, je vous l’accorde cependant), j’avais pu découvrir, en revenant en salle des profs que l’impossible avait été transcendé par les desseins du destin facétieux. Eh oui, après des années d’attentes infructueuses et de demandes frustrantes car insatisfaites, le lycée a décidé, non l’acquisition, mais la localisation d’une fontaine à eau. Semblable à celles que l’on voit dans les hypermarchés elle dispense donc de l’eau tempérée (tiède ?) et de l’eau réfrigérée que l’on boit dans des gobelets obtenus en tirant vers le bas le premier gobelet apparent. Je ne suis pas mécontent de vous dire que, contrairement à une longue histoire contrariée en la matière, j’ai réussi du premier coup à ne tirer qu’un seul gobelet à la fois au lieu d’en gâcher trois. |
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