rip christophe de ponfilly...
| Je suis en deuil. Je viens d’apprendre le décès de Christophe de Ponfilly, l’un de mes rares héros médiatiques. ![]() Je me souviendrai toujours du choc intellectuel et moral que j’avais ressenti en voyant, pour la première fois, son documentaire sur Ahmed Shah Massoud intitulé MASSOUD L’INSOUMIS. Christophe de Ponfilly n’aura survécu que quelques années à la mort de son ami afghan et avec son départ, c’est tout un pan de mon histoire qui implose en silence. Je dois en effet aux films de Ponfilly la découverte de Massoud et de son combat d’homme intègre perdu dans les montagnes du Panshir. Massoud devint alors, jusqu’à sa mort, à la veille de l’attentat new-yorkais du 11 septembre 2001, mon seul héros vivant dans un panthéon où, jusque-là, n’existait que Aung San Suu Kyi. | ![]() Et Christophe de Ponfilly devint, par son éthique obstination à vouloir alerter l’Occident, le symbole d’une honnêteté et d’une intégrité absente des médias. Mort, il n’en reste pas moins vivant et digne d’être souvenu. Que la chaîne sur laquelle je viens d’entendre cette nouvelle ne lu ait pas consacré pas plus d’une quarantaine de secondes est, à ce titre, symptomatique d’une dérive pathétique et banale. Voilà pourquoi il faut réécouter cette émission de Là-bas si j'y suis du 18 septembre 2001 à laquelle de Ponfilly était invité. |
| Un dernier mot : ce décès me renvoie aussi à une amitié que j’ai, au fil des années, laissé se déliter, sans parvenir à m’en satisfaire. Au moment où j’écris ces mots j’ai donc une pensée émue et sympathique, dans son sens étymologique premier, pour Jean-Henry F. qui, je le sais, porte toujours en lui le deuil de Massoud depuis 2001. |
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