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| | J'ai donc regardé hier soir, la première partie du téléfilm consacré au combat de Robert Badinter en faveur de l'abolition de la peine de mort. Il avait pour cadre un procès qu'il a perdu et à l'issue duquel son client, pourtant innocent du meurtre dont on l'accusait, et reconnu, incidemment, comme tel par le jury, fut, néanmoins, condamné, par le même jury, à la peine capitale. C'était une première pour Badinter et cela ancra davantage encore sa détermination à se battre contre cette justice inhumaine. Il me tarde donc, du coup, la diffusion, mardi prochain, du second volet. En cette veille de manifestation pour la défense de l'emploi et des salaires, autant dans le privé que le public, cette volonté farouche de se tenir droit et de donner de la voix a résonné en moi comme un message que seul un sourd ne saurait entendre. Un sourd des idées, bien entendu... |
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