somnolences...
| Je me suis encore endormi tard. Oh, certes, rien à voir avec le lever du soleil que l’on obscurcit en fermant les volets juste avant de se coucher au retour d’une soirée en discothèque; ou d’une fermeture chez Quick avant la signature de la convention collective de la restauration rapide. Non, un gentil trois heures du matin, conséquence d’une veillée tardive sur mon Mac puis dans mon lit avec ma seule amante du moment : Honor Harrington, l’héroïne de David Weber des aventures de qui je me délecte soir après soir. Et puis il y a aussi l’inévitable micro-insomnie, au moment de l’endormissement ; ce moment qui s’étire, sans repères, où l’on refait le match de la journée en pensant au suivant ; où, tel le mauvais joueur d’échecs que je suis, je joue à essayer de deviner les coups suivants dans la partie contre moi-même en cours depuis plus de trente ans. Alors, forcément, après deux ou trois fausses alertes, je ne me suis levé que un peu avant dix heures et je sais, d’ores et déjà, que cela va se renouveler ce soir et que, inéluctablement, je serai en vrac mardi matin au moment d’aller retrouver ma classe de troisième afin de leur professer une leçon sur la France et son secteur tertiaire. |
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