le retour de l'homme au(x) chapeau(x)
| J'ai passé hier une excellente soirée en compagnie d'amis chez un collègue qui entre autres choses, collectionnent les chapeaux. Il avait préparé une délicieuse choucroute, ainsi que des desserts plantureux (salade de fruits, tarte tatin, ainsi que des macarons !) . Pour une fois, je n'étais pas non plus venu les mains vides mais avec ma dernière boîte de pâté de canard à l'ail rose de Lautrec dégotté cet été. De Chablis en Médoc, en passant par un Riesling quasi translucide, la partie accompagnement n'a pas non plus été décevante. J'aime ces moments chaleureux, derniers avatars d'une convivialité sans cérémonies. Le ciel était plein d'étoiles, et le froid vif ; à quand la neige ? Mais si j'ai aussi eu envie d'évoquer cette soirée, c'est parce qu'elle m'a rappelé celle de vendredi où j'ai enfin vu INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL, le quatrième (et dernier ?) opus de la saga Indiana Jones. Raté en salle, j'ai ressenti cependant ce même plaisir qu'enfant puis adolescent j'avais à aller voir les films attendus à la première séance du mercredi. Il faut dire que le film, très réussi, très abouti, est aussi très nostalgique ; la preuve en est la première séquence qu'on croirait tirée de AMERICAN GRAFFITI. Ensuite on est tout de suite en pleine zone 51 et un chapeau tombant par une portière introduit le retour du héros absolu. Et s'il accuse le temps au niveau du cuir chevelu, qu'on apprend qu'il est colonel et a servi dans l'OSS, ancêtre de la CIA durant la guerre, le docteur Henry Jones (il a un prénom depuis la fin du troisème) n'a rien perdu de sa fougue et de son intrépidité. Et puis, pour ne rien gâcher, il a face à lui, le méchant le plus sexy et séduisant de la saga interprété par une Cate Blanchett vénéneuse à souhait. Vendredi soir, j'avais donc à nouveau quatorze ans et c'était bien. |
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