c'est l'hiver, n'est-ce pas ?
| D'hier, je pensais simplement m'en tirer en vous narrant ma matinée passée au lycée tout en étant gréviste. Il faut dire que loin d'être un social-traître j'avais décidé de programmer un devoir d'histoire pour la classe de terminale bac pro dont je m'occupe. Du coup, plutôt que d'abandonner le rendez-vous, je me suis levé tôt pour accueillir mes élèves. La tête qu'ils ont tiré quand je leur ai expliqué que, non, je ne les prendrai pas cet après-midi pour cause de grève et que je n'aillais pas être payé pour les avoir surveillés ! Notez que ça valait bien celle de ma proviseur-adjoint croisée alors qu'elle pointait les collègues présents ou non quand je lui ai expliqué que j'étais gréviste. Donc, disais-je, je pensais que ça allait suffire, d'autant qu'à part ça, hein ! bref. Et puis, au retour du lycée, la guigne : impossible d'ouvrir l'huis de mon logis. Enfermé dehors ! Moi ! |
| J'ai donc attendu une bonne demie heure que mon proprio rentre déjeuner chez lui pour à la fois dénouer le problème sans en comprendre l'origine. J'explique : la porte semblait bloquer au niveau du verrou du haut, lequel, j'en étais persuadé, je n'avais pas fermé avant de partir ; la preuve, je n'avais même pas la clef avec moi. Il est donc allé cherché son double tandis que je me demandais comment un verrou pouvait se fermer seul de l'intérieur. Et quand il a introduit la clef dans la serrure du haut, stupeur, le bruit caractéristique du verrou que l'on ouvre s'est fait entendre, permettant à la porte de s'ouvrir. Que penser ? dois-je remettre en doute la parole de mon proprio et le suspecter d'aller, en douce, squatter mon appart en mon absence ? ou dois-je plutôt, en ma qualité de syndicaliste, suspecter les renseignements généraux d'avoir, par excès de zèle, refermé le verrou après l'une de leurs visites ? En gros : j'oublie l'affaire ou je me complais dans la paranoïa ? Ai-je dit qu'il refaisait froid aussi ? |
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