rip guillaume d.
| | Snif et re-snif. Snif : j'ai reçu la nouvelle de la mort de Guillaume Depardieu comme une méchante mandale assénée sans crier gare en travers de la gueûle, comme un rappel que le temps qui passe ne fait pas de prisonniers. Par delà les considérations familiales dont je me contrefichais, j'avais pour le jeune homme (il était de quatre ans mon cadet) un respect particulier, de ceux qu'on n'accorde qu'aux artistes fragiles. De sa filmographie cahotique je conserverai pour toujours deux titres de Pierre Salvadori : LES APPRENTIS (voir extrait ci-contre en vidéo) et, surtout, CIBLE EMOUVANTE ; le duo qu'il avait formé alors avec Jean Rochefort demeurera à jamais l'un des plus improbablement réussis. Re-snif : dans Le Grand Journal d'hier soir était invité, à l'occasion d'un livre qu'on devine fiscalement opportuniste consacré à l'histoire de Hara Kiri, Michelle Bernier (fille de Choron) dans le rôle de la garde-malade de François Cavanna. |
| Cavanna va mal. Les veines sur ses bras bleus sont myriades. Quand il applaudissait on avait l'impression qu'il était filmé au ralenti. Interrogé pour savoir qui étaient les héritiers de HK, de Charlie Hebdo ou de Siné Hebdo, il n'a pas répondu. A-t-il compris la question et refusé de répondre ? A-t-il compris la question ? Je me souviens encore comment, il y a quelques années, au Salon du Livre, j'avais hésité à aller lui dire bonjour tellement il m'avait paru las, déconnecté de ce qui l'entourait, comme un vieil animal de cirque dépérissant dans sa cage. |
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